Le Delsonnien Patrick Allaire-Daly, propriétaire de Chez Julien et de L’Ours caverne culinaire, figure parmi les 12 chefs encore aux fourneaux de la compétition culinaire 24 en 24, diffusée les lundis soir à TVA.
Inspiré d’un concept américain, le défi est colossal : 24 chefs, 24 défis, 24 heures consécutives. À la clé ? Une cagnotte de 24 000 $. «Ça faisait longtemps que je voulais essayer un concours culinaire, mais ce genre d’émission demande souvent une disponibilité sur des semaines et je ne voulais pas m’absenter aussi longtemps de mes restos. Un 24 h, ça me plaisait. Ç’a été très rapide, mais ce fût tout un trip!» affirme Patrick Allaire-Daly.
Durant le tournage, il souhaitait surtout se reconnecter à sa passion de cuisiner, parfois mise de côté à cause de la gestion de ses entreprises (trois restaurants, un traiteur et une salle de réception).
L’adrénaline du moment présent
Comme toute compétition culinaire qui se respecte, il y a de l’adrénaline et des gens qui courent. Parce que du temps, il y en a peu.
« Il faut être intuitif, y aller au feeling. Ça va tellement vite que personne ne sort son calepin de recettes », explique-t-il. Entre le stress et les imprévus — comme une protéine qui s’épuise au garde-manger — la capacité d’adaptation et de réorientation est cruciale.
Vaincre un étoilé Michelin

Dès le premier duel, Patrick s’est mesuré à Anthony Vien, chef du restaurant doublement étoilé Tanière3. Malgré son hésitation, il a foncé : « Tout le monde venait me voir : « es-tu fou, mets-toi pas contre Anthony! « . Mais un moment donné, je me suis dit : j’ai confiance en mes moyens et si je pars avec une attitude défaitiste, je suis aussi bien de retourner chez nous. » Son audace a payé : son tataki de bœuf en croûte de cèpes a séduit le juge Samuel Sirois par son équilibre et son audace.
Lors du deuxième défi en équipe, une épreuve à relais sans communication, Patrick a su maintenir la cohérence du plat même s’il n’avait rien vu du travail de ses coéquipiers. « Jusqu’à présent, j’ai fait des plats qui portent ma signature : de la texture, de l’acidité, du gras. Ça me ressemble. »
Une préparation mentale rigoureuse
Cuisiner en 12 minutes avec des ustensiles de camping n’a rien de commun avec le quotidien d’un restaurant. Alors comment se prépare-t-on? Faute de temps pour retourner sur les bancs d’école comme il le souhaitait, Patrick a révisé ses classiques et pratiqué ses coupes. « Je voulais être solide sur mes bases, car la créativité, je sais que je l’ai. »
Le plus grand défi reste la gestion de la pression. « Le niveau est si élevé que tout se joue sur des détails. L’assaisonnement et la cuisson doivent être irréprochables pour éviter l’élimination. »
Animée par Julie Bélanger et Chuck Hughes, deux habitués de ce genre de format, 24 en 24 se décline en douze épisodes de 60 minutes à l’issue desquels des chefs doivent accrocher leur tablier. Pour savoir si Patrick Allaire-Daly sera le dernier à tenir encore debout après ces 24 heures de cuisine, il faudra être devant notre petit écran les lundis soir!

