Plusieurs résidents du secteur Les Portes de Londres, à Brossard, ont profité de la séance du conseil municipal du 2 juillet pour faire part de leurs inquiétudes concernant un projet résidentiel qui pourrait comprendre quatre immeubles totalisant 810 logements sur le chemin des Prairies.
Les citoyens ont notamment dénoncé l’abattage prévu d’arbres centenaires et les répercussions anticipées sur la circulation. Une résidente est même allée jusqu’à proposer que le terrain soit plutôt transformé en parc.
À l’écoute des interventions, la mairesse Doreen Assaad a toutefois fermé la porte à cette possibilité. Selon elle, il n’est pas question que la Ville fasse l’acquisition du terrain pour en faire un espace vert. Elle a rappelé que l’augmentation des coûts de construction pousse désormais les promoteurs à densifier davantage leurs projets.

«On aurait pu passer le projet de règlement ce soir. Mais on va analyser les commentaires reçus. Une analyse rigoureuse sera faite au niveau de la circulation», a indiqué la mairesse, ajoutant qu’elle était également sensible aux préoccupations liées à la préservation des arbres.
Mme Assaad a par ailleurs souligné que le rejet de la proposition actuelle ne mettrait pas fin au développement du site. Le propriétaire pourrait toujours présenter un nouveau projet conforme à la réglementation municipale.
«Si c’est bloqué, ça peut être autre chose de moins intéressant. Dès qu’un projet conforme est déposé, il y aura de nouvelles constructions. C’est un terrain desservi», a-t-elle affirmé.
Densification accrue
Le 26 mai, les élus de Brossard ont adopté un premier projet de résolution autorisant un important développement résidentiel de 400 M$ du promoteur Plan A, sur le chemin des Prairies, à proximité du Quartier DIX30 et du REM.
Le projet prévoit la construction de quatre immeubles multifamiliaux de huit étages pouvant accueillir jusqu’à 810 logements, une densité supérieure à celle normalement autorisée. Parmi les principales dérogations figure une densité maximale de 228 logements à l’hectare, comparativement à la limite habituelle de 150.
Une consultation publique s’est tenue le 9 juin et un second projet de résolution pourrait être adopté lors de la séance du 18 août.
En réponse aux critiques formulées par certains citoyens opposés à la densification du secteur, la mairesse a rappelé que les quartiers où ils résident aujourd’hui étaient eux aussi des projets de développement il y a quelques années.

