Le 23 avril, j’ai eu la chance d’assister à une conférence sur les relations arts-affaires, organisée par le Comité Gestion et Culture du Réseau HEC Montréal et par la Brigade Arts Affaires de Montréal (BAAM). Dans un lieu magnifique, l’Arsenal, entourés d’œuvres magistrales en art contemporain, les conférenciers, des gens d’affaires et des représentants d’organismes culturels, ont partagé leur expérience.
Parmi eux, «notre» Gilles Choquet, directeur général de l’Orchestre symphonique de Longueuil et de sa Fondation!
D’entrée de jeu, M. Choquet en a fait sourire plus d’un lorsqu’il a expliqué simplement le fondement même de l’importance de s’impliquer dans les arts. «Une vie, ça peut être long… Une longue vie, sans culture, c’est plate!»
Participer à la culture
Trop souvent, on fait l’erreur de mettre la culture dans la même catégorie que les causes sociales, alors que les arts et la culture sont à la base de notre identité et font partie intégrante de nos vies. Pour aider la culture, il faut l’aimer, tout simplement; l’apprivoiser, mieux la connaître, la partager, la défendre et surtout, y participer.
Maxime Codère, directeur principal chez KPMG-SECOR et cofondateur des Jeunes mécènes pour les arts, a présenté le mécénat en trois temps: s’impliquer bénévolement, être un consommateur d’art et de culture et donner son argent sans rien demander en retour.
Si ce dernier n’est pas à la portée de tous et que le bénévolat n’est pas toujours une option, l’achat, par contre, est le premier geste concret que chacun peut poser, à la mesure de ses moyens, pour supporter les arts. C’est un geste lucratif pour l’artiste, et tellement enrichissant pour vous.
La plus-value du bénévolat
Christine Boivin, directrice marketing et communications chez Cohn & Wolfe et membre du conseil d’administration de la Fondation du Musée d’art contemporain de Montréal, mentionnait que même si les gens d’affaires s’impliquent d’abord pour accéder à un réseau de partenaires et de clients potentiels, ils repartent toujours de leur expérience de bénévolat avec des amis qui partagent les mêmes intérêts qu’eux.
On le répète souvent, la relation arts-affaires, c’est, d’abord et avant tout, un échange d’humain à humain.
L’auteure, Sabrina Brochu, est agente de développement au Conseil montérégien de la culture et des communications et coordonne Arts Affaires Montérégie.
