Le réseau d’autobus structurant que l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) souhaite mettre en place est ambitieux, reconnait Brian Nash. Mais celui-ci voit également plusieurs obstacles à sa réalisation. «On va le voir avant de le croire», résume-t-il.

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Coordonnateur aux affaires publiques et communications chez l’organisme en transport collectif Trajectoire Québec, Brian Nash assure qu’il serait heureux de voir le programme BUS+ se concrétiser.

«C’est sûr que si ça se réalise, c’est une bonne nouvelle», lance-t-il.

Celui-ci note quelques éléments intéressants : «on est bien heureux de voir l’intérêt pour les mesures préférentielles par bus. Les voies réservées, ce genre de mesures sont hautement efficaces et peu coûteuses». Il estime d’ailleurs ce volet parmi les plus réalisables du programme.

L’autobus a ses enjeux

Mais M. Nash reste néanmoins sur ses gardes. Il estime que le choix de l’autobus pour desservir un réseau à grande échelle peut amener certains enjeux, notamment la capacité à répondre à un plus grand achalandage.

Par rapport à d’autres modes, il n’y voit pas une si grande valeur ajoutée.

«Les autobus ont leurs propres enjeux. On a des flottes d’autobus qui sont vieillissantes à l’échelle du Québec et on a un gouvernement qui tient à ce que les nouveaux autobus soient électriques dans le cadre du possible. Ça engendre plein de coûts de nouvelles infrastructures, des autobus qui coûtent très cher, puis on a des retards dans la chaîne d’approvisionnement», soutient-il.

«Donc, est-ce que c’est plus réalisable par rapport à d’autres modes? Je ne suis pas prêt à dire oui, mais je ne suis pas prêt à dire non, parce que chaque mode a son propre enjeu», poursuit le coordonnateur, qui favoriserait une bonification du train de banlieue avant la mise en place d’un programme d’autobus.

Les lignes suggérées dans le cadre du programme BUS+ proposent toutes des passages aux 15 minutes ou moins. Une offre de service qui sera essentielle, estime M. Nash, pour que les infrastructures en valent la peine.

Celui-ci cite en exemple le projet de voie réservée sur l’autoroute 15 entre Boisbriand et Mirabel. Voie réservée pour les autobus, mais aussi pour les taxis et le covoiturage.

«Elle a coûté des centaines de millions de dollars à réaliser cette voie réservée, puis il y a à peu près juste 8 autobus qui passent dessus par jour. On s’entend, ce n’est pas quelque chose qui va inciter des automobilistes à prendre l’autobus pour se rendre en ville», soutient-il.