Près de trois ans après avoir causé la mort de Nancy Lefrançois et de son fils de 11 ans, Loïc, sur l’autoroute 30, le camionneur Baljeet Singh a plaidé coupable, mercredi au palais de justice de Longueuil, à une accusation de conduite dangereuse ayant entraîné la mort. Il a reconnu qu’il jouait à un jeu en ligne sur son téléphone au moment de l’accident, ont rapporté des médias dont La Presse.
Belle-mère de Nancy Lefrançois, Mélanie Séguin ne cache pas sa colère. «On est plus qu’en colère! On est en câlice! On est tannés de recevoir des coups de pelle en pleine face!», lance-t-elle au Courrier du Sud.
À ses yeux, la fuite de Singh vers l’étranger après le drame n’a fait qu’aggraver la situation. Elle juge également ses excuses peu sincères, parlant de «faux remords».
Mme Séguin s’interroge aussi sur le fait que le camionneur soit lui-même considéré comme une victime par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Adopté en 1978, le régime «no-fault» (sans égard à la faute) prévoit que toute personne impliquée dans un accident de la route peut être indemnisée pour ses blessures, peu importe sa responsabilité.
Les délais judiciaires lui semblent par ailleurs démesurés. «Avec la demande de rapport présentenciel, les représentations, l’étude de la jurisprudence et tout le reste, on nous dit qu’on sera chanceux si la sentence est rendue avant Noël», déplore-t-elle. Elle critique aussi le fait que la détention préventive soit créditée à raison de 1,5 jour par jour purgé.
Un terrible drame
Le 19 juillet 2022, à l’approche d’une zone de travaux à la hauteur de Brossard, Singh, alors âgé de 29 ans, a percuté sept véhicules avec son camion. La preuve a démontré qu’il n’avait freiné que 0,35 seconde avant l’impact.
En plaidant coupable, il a admis ne pas regarder la route au moment de la collision et a reconnu qu’il lui arrivait fréquemment de jouer sur son téléphone en conduisant, toujours selon des médias.
Les procédures ont été prolongées notamment parce que Singh avait quitté le pays pour l’Inde après avoir rencontré les policiers le lendemain de l’accident. Il a finalement été arrêté en août 2025 par la police de la Californie, où il tentait de s’établir et d’obtenir un nouveau permis de camionnage.


Tellement d’autres expressions de notre langue en déclin auraient pu remplacer « en câlice »; en rogne, outrée, hors d’elle, horripilée, etc. dans l’article de Sylvain Daigneault. À une époque où l’Église n’attire plus les fidèles, où la laïcité fait les manchettes, pourquoi ce terme populiste? Il implique une connotation péjorative à cette famille qui réagit aux procédures judiciaires? Déjà, la dame est citée dans l’article, fallait-il renforcer le registre de langue dans le titre?
Très chère Martine.
Qui êtes-vous donc pour vous permettre de juger une personne qui subit un deuil épouvantable à cause d’un crétin qui a préféré jouer sur son cellulaire en étant au volant de son camion plutôt que d’être attentif à la route.
Et vous , votre seul soucis c’est que madame n’a pas le bon vocabulaire pour s’exprimer. L’empathie, vous connaissez?
C’est vraiment pitoyable d’avoir une aussi minable réaction. Franchement!