Tourisme Montérégie estime à 200 millions le nombre de téléspectateurs qui regarderont les prochains championnats du monde de cyclisme. À la Ville de Brossard, on parle du plus grand événement dans le grand Montréal depuis les Jeux olympiques. Et c’est d’ailleurs à Brossard que seront lancées les courses élites féminine et masculine, les 26 et 27 septembre.

Après des départs en Écosse, en Suisse et au Rwanda, les meilleurs cyclistes de la planète prendront le départ devant le cinéma du Quartier DIX30.

Ils partiront ensuite de Brossard pour aller plus loin en Montérégie, dans des villes comme Chambly, Carignan et Mont-Saint-Hilaire, avant de revenir à Brossard par Grande-Allée, le boul. du Quartier, le boul. Leduc, le boul. de Rome et le boul. Marie-Victorin, puis prendront le pont Samuel-De Champlain pour aller vers Montréal.

«C’est peut-être un 10 minutes entre le début et la fin des coureurs à Brossard», souligne Martin Forcier, directeur du loisir, de la culture et de la vie communautaire à la Ville.

Un court laps de temps, qui représente néanmoins une vitrine unique pour Brossard. En plus de la diffusion de l’événement dans 140 pays, le départ donné au Quartier DIX30 amènera entre 50 000 et 75 000 spectateurs à Brossard seulement.


La première partie des parcours élites chez les hommes et les femmes se fera sur la Rive-Sud de Montréal. (Carte : gracieuseté)

Fermetures de rues et nids-de-poule

Afin de bien préparer cette grande course, Brossard mobilise ses équipes de communications, de travaux publics, de la gestion du territoire et des loisirs.

La coordination est par ailleurs multiple, par exemple avec le comité organisateur, les offices de tourisme, les policiers et les organismes locaux, notamment pour les fermetures de rues.

«On a des partenariats avec Waze, entre autres, pour s’assurer que les gens auront l’information pour les fermetures de rues», indique M. Forcier, qui rappelle cependant que les entraves seront courtes, comme les cyclistes passeront rapidement par Brossard les matinées du samedi et du dimanche.

L’Union cycliste internationale a déjà validé le parcours et la Ville n’a pas eu de travaux majeurs à effectuer pour accueillir l’événement.

La Ville prévoit tout de même réaliser une autre inspection – «on a eu un hiver», lance M. Forcier, en référence aux nombreux nids-de-poule sur les routes – et entend faire les ajustements requis.

Retombées directes

Les retombées d’un tel événement seront nombreuses, estime Dominic Provost, directeur marketing et communications chez Tourisme Montérégie.

«Les évaluations du comité organisateur chiffrent les retombées potentielles à 170 M$ pour le Québec. Ici on parle simplement de retombées directes, mais avec la carte de visite incroyable qu’offre cet événement, il n’est pas fou de croire que nous récolterons des dividendes encore plusieurs années», souligne-t-il.

En plus des deux courses qui passeront par la Rive-Sud, onze autres courses sont prévues dans le grand Montréal du 20 au 27 septembre.

L’engouement est d’ailleurs déjà visible sur le plan de l’hôtellerie, alors que plusieurs établissements de la Rive-Sud affichent complet plusieurs mois avant la compétition.

«On sait que les premières retombées se feront sentir dès la semaine du 13 septembre puisque plusieurs fédérations ont déjà confirmé qu’après la fin des Grands Prix Cyclistes de Montréal, ils resteront du côté de la Rive-Sud autant à Brossard, Longueuil, Boucherville même jusqu’à Saint-Jean-sur-Richelieu», poursuit M. Provost.

Celui-ci y voit un effet positif pour l’industrie hôtelière et de la restauration en Montérégie, mais aussi à plus grande échelle, alors que l’événement sera diffusé dans 140 pays. «Il faut prendre en considération le renforcement du positionnement de la région en tant que destination touristique idéale pour la pratique du vélo à proximité de Montréal.»

À Brossard également, on voit de nombreux bénéfices à tenir cet événement.

«On prévoit beaucoup de visibilité pour la ville, autant au niveau local qu’international. D’un point de vue touristique, c’est fort intéressant. Le positionnement stratégique de la ville aussi, de dire qu’on est en mesure d’avoir des événements d’envergure. On espère que la population va aussi avoir le côté vélo, de se dire que ça peut être un sport, ça peut être un mode de déplacement actif», note M. Forcier.

«Et du visuel qui va être diffusé partout sur la planète !» ajoute-t-il.