La politique municipale avance souvent à petits pas. Pourtant, c’est l’addition de tous ces pas qui dessine le visage de notre ville.

À cet égard, je tiens à souligner la progression de deux dossiers qui me tenaient particulièrement à cœur lors du précédent mandat.

D’abord, le programme OASIS chemine. Grâce à une subvention couvrant 80 % d’un investissement de 250 000 $, la Ville a élaboré un plan d’adaptation aux changements climatiques après analyse des risques liés aux fortes pluies et aux vagues de chaleur. Une consultation le 5 février dernier a permis d’entendre l’avis des citoyens quant aux interventions envisagées dans les zones prioritaires (parcs Gordon et du Village et stationnement de l’avenue Notre-Dame). Les prochaines étapes viseront la planification des travaux, avec de nouvelles demandes de subventions à la clé.

Ensuite, soulignons l’obtention annoncée d’une subvention de 20 000 $ afin d’évaluer l’implantation la plus propice d’un lien cyclable structurant dans le Vieux Saint-Lambert : Green, Desaulniers ou Logan ? Il s’agit d’une question que le conseil précédent se posait et qui mérite d’être tranchée à la lumière de données sérieuses, notamment en matière de sécurité, d’acceptabilité sociale et d’impact sur la circulation locale.

Préville : un parc à penser dans son ensemble

Les résidents de Préville ne sont pas en reste. L’annonce d’un comité et d’un plan directeur pour le parc Préville constitue une étape importante. Bien sûr, la piscine demeure au cœur des discussions, mais c’est l’ensemble du parc qui sera repensé : usages, biodiversité, accessibilité, cohabitation des générations.

Les comités prennent forme

La plus récente séance a également permis de nommer les élus aux divers comités et, ce faisant, d’annoncer certaines couleurs.

D’abord, je note avec intérêt la volonté affirmée du comité de gestion des déplacements de sécuriser les déplacements actifs, particulièrement aux abords des écoles. Le dossier est complexe. Malgré une volonté politique réelle et un appui citoyen soutenu lors du précédent mandat, les avancées ont été plus lentes qu’espérées. Souhaitons que la détermination actuelle porte fruit. Les Lambertois concernés par la sécurité de leurs enfants gagneront à suivre ces travaux de près.

M. Le Chatelier, le nouveau président du comité Loisirs a quant à lui annoncé « ses priorités absolues » : optimiser l’utilisation des plateaux, créer des partenariats avec les écoles et « permettre aux organismes d’en faire plus dans notre ville ». Il s’agit d’une orientation qui répond à des préoccupations exprimées depuis longtemps.

Magazine municipal et publicité

Lors de la période de questions, une citoyenne a de nouveau soulevé la fin du magazine municipal et les pleines pages de publicité dans le Journal de Saint-Lambert. Elle a demandé si le conseil était à l’aise d’investir des fonds publics dans ce média, compte tenu de « l’historique » que l’on connaît.

Le maire a précisé que la dépense s’élevait à 1 200 $ par édition. Le conseiller Le Chatelier a ajouté que cette décision avait permis d’importantes économies, en coupant non seulement les coûts d’impression du magazine municipal, mais un poste aux communications. Enfin, le conseiller Harris a quant à lui souligné que la décision n’avait pas été unanime.

Comme il a été mentionné que cet arrangement était prévu pour six mois avant d’être réévalué, les citoyens qui éprouvent un malaise avec cette orientation peuvent en faire part à leurs élus.

Un tissu communautaire bien vivant

En terminant, il n’y a pas qu’au conseil que les choses bougent. Notre milieu communautaire demeure l’une de nos grandes forces. Si certains organismes qui œuvrent à Saint-Lambert sont établis et reconnus, d’autres gagnent à sortir de l’ombre.

C’est le cas des projets porteurs du Logis des Aulniers et du Centre Amadeus. Pour l’heure, ces initiatives prennent forme loin des projecteurs, mais elles s’activent déjà concrètement à améliorer la qualité de vie et au tissu social de notre ville. Restez à l’affût.

Sur ce, continuons à questionner et à participer. Après tout, la vitalité d’une ville ne se mesure pas uniquement à ses budgets ou à ses actifs, mais aussi, voire surtout, à l’engagement de ceux qui s’y investissent.

Virginie Dostie-Toupin