Nasson Theosmy est né en 1975, une année après la dernière présence d’Haïti à la Coupe du monde de soccer. S’il a déjà entendu parler des exploits d’Emmanuel Sanon et de la conquête du championnat de la CONCACAF en 1973, il pourra cette fois-ci vivre l’expérience par lui-même, alors que l’équipe haïtienne sera du Mondial 2026.
Arrivé au Québec dans le ventre de sa maman, celui qui est aujourd’hui directeur sportif du Club de soccer de Saint-Hubert est très fier de ses racines et ravi de voir l’équipe d’Haïti sur la plus grande scène.
«On a suivi le parcours pour se rendre à la Coupe du monde, on se faisait des petits rassemblements, quelques gars à la maison et on regardait les matchs, même si la qualité [de la transmission] n’était pas toujours excellente! Mais on s’assurait de les soutenir et on était vraiment content quand ils ont eu leur qualification», souligne-t-il.
D’autant plus que le soccer occupe une place importante pour les Haïtiens.
«Il y a une culture footballistique qui est très importante. C’est le sport national, tout le monde joue au soccer, garçons et filles. L’équipe féminine a participé à la dernière Coupe du monde, on a plusieurs bonnes joueuses qui évoluent en Europe. C’est quelque chose dont les Haïtiens sont très fiers», indique Nasson Theosmy.
Tous derrière l’équipe
Le directeur sportif note que le pays se range normalement derrière le Brésil ou l’Argentine à la Coupe du monde. Mais maintenant qu’Haïti est de la compétition, il voit déjà une différence.
«Je trouve que c’est un élément rassembleur pour tout le monde, tous les Haïtiens. Le nombre de chandails d’Haïti que je vois présentement et que je vois en vente, c’est incroyable. C’est quelque chose que je n’aurais jamais pu voir avant!» remarque-t-il.
«Avec mes amis, on a des conversations de groupe, on en parle. Quand l’équipe a joué à Toronto contre la Tunisie, plusieurs ont fait le voyage pour les encourager. Je pense que c’est important d’être appuyé par la diaspora, par tous ceux qui habitent aux États-Unis et au Canada, d’aller les encourager», poursuit-il.
Celui-ci décrit les Haïtiens comme un peuple enjoué, déterminé et très célébrant.
«Je pense que quand Haïti va jouer, on va voir une effervescence, ça va être très festif. À Montréal, sur la Rive-Sud, il va y avoir beaucoup de rassemblements», estime-t-il.
| Horaire d’Haïti : 13 juin contre l’Écosse – 21h 19 juin contre le Brésil – 20h30 24 juin contre le Maroc – 18h |

