La Ville de Longueuil souhaite mettre en lumière les problèmes de couverture cellulaire dans certains secteurs de l’arr. de Saint-Hubert. C’est ainsi que conjointement avec la Ville de Carignan, elle a déposé un mémoire au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Le mémoire a été déposé dans le cadre de la consultation sur la qualité de la couverture des services mobiles sans fil du CRTC.

Longueuil et Carignan constatent «des lacunes importantes et persistantes» sur certaines rues et portions du réseau routier local, notamment en raison de «trous de couverture».

Elles énumèrent les conséquences : interruptions de service, réception instable, voire une absence totale de signal, avec des répercussions directes sur la sécurité publique, notamment en situation d’urgence.

Par communiqué, les villes notent que parmi les 555 répondants à la consultation, une majorité jugeait la qualité du service «très mauvaise» et rapporte des difficultés à effectuer des appels, y compris en situation d’urgence.

Elles indiquent en outre que lors d’une panne d’électricité, les trois quarts des répondants se sont trouvés dans l’impossibilité d’effectuer un appel sortant avec leur téléphone cellulaire ou d’accéder à des applications comme celle d’Hydro-Québec pour connaître l’état du rétablissement du service.

Normes plus exigeantes

Avec leur mémoire, les villes de Longueuil et Carignan souhaitent voir émerger des normes plus exigeantes, transparentes et adaptées aux réalités locales.

«[Longueuil et Carignan] s’attendent à ce que le CRTC reconnaisse les enjeux soulevés et les traduise en obligations concrètes et mesurables pour les fournisseurs, notamment dans les secteurs densément peuplés et en plein développement, et à ce que les municipalités obtiennent un rôle formel dans la validation des données et le suivi des lacunes documentées», écrivent-elles.

Si la couverture cellulaire ne relève pas du municipal, les deux villes disent porter une voix sur un enjeu partagé à l’échelle du territoire.

«Ensemble, nos villes ont décidé d’unir leurs voix pour représenter les résidents de nos secteurs, établir un dialogue constructif avec le CRTC et, surtout, demander que la nouvelle norme garantisse réellement à l’accessibilité, à l’inclusion, à la protection des collectivités vulnérables et à l’amélioration de la qualité de vie », affirme Nathalie Delisle, présidente de l’arr. de Saint-Hubert.