Sarah Groleau-Charlebois n’en est pas à son premier défi d’entrepreneure. Ayant lancé sa pâtisserie Pensée Gourmande en pleine pandémie, cette passionnée des desserts doit aujourd’hui se trouver un nouveau local. «Après 5 ans, je peux dire que la pâtisserie va bien. […] Je commence à respirer et là, je repars un peu à zéro», souligne-t-elle.
Pensée Gourmande a pignon sur rue sur la rue Sainte-Hélène à Longueuil depuis un peu plus de cinq ans maintenant. Bien ancré dans sa communauté, il offre notamment petits gâteaux, trompe-l’œil et autres délices sucrés.
Son aventure sur cette artère de l’arr. du Vieux-Longueuil tire toutefois à sa fin, alors que l’immeuble qui l’abrite doit être démoli prochainement.
«Honnêtement, la bâtisse a vraiment besoin d’amour. Elle est trop vieille et il y a beaucoup de choses à faire. Par exemple, mon électricité saute tout le temps et tout, donc je comprends la démolition», explique l’entrepreneure.
N’empêche, après avoir lancé son commerce elle-même, rénové le local, traversé une pandémie et bâti sa clientèle, elle admet que sa situation apporte son lot de stress.
«Quand tu fais ton cours de gestion d’entreprise, ils le disent de ne jamais déménager, que c’est un risque à prendre. Alors oui, il y a un petit stress pour trouver quelque chose d’intéressant ailleurs. Et de perdre ma clientèle un peu aussi», affirme-t-elle.
Redonner de la vie sur Sainte-Hélène
Avant la venue de Pensée Gourmande, il y avait uniquement un dentiste dans l’immeuble. Mais après la fermeture de la clinique, le bâtiment est resté vacant pendant quelques années.
L’arrivée de la pâtisserie a fait du bien au quartier, souligne Sarah Groleau-Charlebois.
«Beaucoup nous ont dit qu’ils étaient heureux qu’on soit là, qu’on redonne de la vie sur la rue Sainte-Hélène. Avec la boucherie pas loin, il y a leurs clients qui viennent ici et nos clients vont là. Même chose avec le Rona», souligne-t-elle.

Elle aimerait ainsi trouver un local à proximité. Reste que trouver un local tout court est un défi particulier, car il doit être assez grand pour tout l’équipement, les réfrigérateurs, les congélateurs. Et c’est sans compter tous les autres aléas.
«Il faut tout rénover, il faut que je m’arrange pour ne pas fermer la pâtisserie pendant ce temps pour ne pas perdre les ventes parce que je rénove. Il faut que tu t’assures que le permis soit conforme. Est-ce que ce sera accepté? J’avais vu un local sur Cousineau, mais je ne pouvais pas parce qu’il y avait un Tim Hortons proche. Et les loyers sont catastrophiques!» explique la pâtissière.
Devenir avocate, puis pâtissière
Malgré tout, Sarah Groleau-Charlebois n’est pas du genre à baisser les bras. Elle a mis en place un concept pour un service de livraison si elle devait trouver un local un peu plus loin et demeure plutôt positive quant à sa situation, d’abord et avant tout par passion.
«J’aime mon travail, j’aime ce que je fais. Ma force, c’est de créer des produits, de faire des desserts moins sucrés. Quand j’ai une idée, je l’essaie, j’y goûte, je m’amuse. Et mes clients embarquent en plus! Les heures, je ne les compte pas. Je pousse beaucoup, mais ça ne me dérange pas», assure-t-elle.
«Je me dis que rien n’arrive pour rien. Peut-être même que ce sera encore mieux à un nouvel endroit.»
– Sarah Groleau-Charlebois
Si elle souhaitait d’abord être avocate, plusieurs facteurs, notamment une mononucléose alors qu’elle travaillait à trois endroit en même temps, l’ont empêchée d’aller jusqu’au bout en droit. Elle a finalement pris un cours en gestion d’entreprise, puis a songé à lancer une chocolaterie, avant de fonder Pensée Gourmande.
En plus de sa pâtisserie, elle opère aujourd’hui le café du Palais de justice de Longueuil, ce qui l’amène à côtoyer des avocats à l’occasion. «Et je ne ferais pas leur métier!» lance-t-elle en riant.


Ahh bah là c’est triste mais j’irai toujours acheter chez vous ! Je vous adore