
Communautés locales, passion mondiale
Textes par : Michel Hersir – journaliste
Vidéos par : Guillaume Gervais – vidéaste-monteurLa Coupe du monde de soccer est célébrée partout sur la planète et les diasporas en Montérégie n’y font pas exception. Que ce soit dans une épicerie, une ferme brasserie, des restaurants ou directement sur le terrain, Gravité Média a rencontré dix passionnés dont le pays d’origine sera de la compétition. Nul doute, le soccer est réellement un phénomène international.
Coupe du monde de la FIFA

Mexique : une belle occasion de faire la fête !
Alors que Paola Munoz fêtait récemment le 26e anniversaire de son arrivée au Québec, l’entrepreneure originaire du Mexique reste fière de ses racines. De son commerce de Les Coteaux, elle évoque certains traits typiques des Mexicains : leur côté familial, leur côté fêtard. Et bien sûr, leur grande passion pour le soccer.
Le Mexique ne fera pas que participer à la prochaine Coupe du monde de soccer, il accueillera également des matchs pour la troisième fois de son histoire. Une grande fierté pour cette nation où le soccer est partie prenante de sa culture.

Brésil : le soccer rassemble les classes sociales
Tout juste aux abords du terrain de soccer du parc Océanie à Brossard, Nilton et Natália s’étonnent : c’est la première fois qu’ils voient une partie sur ce terrain. «Un terrain comme ça au Brésil, il y a des gens tout le temps, tous les jours!» notent-ils. Personne ne s’étonnera de cette popularité au Brésil et le couple le confirme : le soccer est enraciné chez eux.
Le Brésil sera à la recherche d’un sixième sacre à la Coupe du monde de soccer cet été. Et même si le dernier titre remonte à 2002, les Brésiliens suivront la compétition avec la même passion qui les caractérise

Colombie : une scène pour montrer les belles choses du pays
L’odeur des empanadas imprègne le petit local de Point Colombie, commerce de La Prairie spécialisé dans la vente de ces petits chaussons typiques de l’Amérique latine. Mauricio Melo, propriétaire de l’établissement, est ravi de pouvoir partager un peu de son pays d’origine sur la Rive-Sud de Montréal. Et à l’heure de la Coupe du monde, il estime que l’occasion est bonne pour montrer au monde le plus beau de la Colombie.
Arrivé au Québec en 2011, Mauricio Melo a lancé son commerce il y a sept ans, tout juste avant la pandémie. «J’aime beaucoup être un entrepreneur ici au Québec. On a travaillé très fort sur ce projet-là», souligne-t-il.
Haïti : un engouement unique
Nasson Theosmy est né en 1975, une année après la dernière présence d’Haïti à la Coupe du monde de soccer. S’il a déjà entendu parler des exploits d’Emmanuel Sanon et de la conquête du championnat de la CONCACAF en 1973, il pourra cette fois-ci vivre l’expérience par lui-même, alors que l’équipe haïtienne sera du Mondial 2026.
Arrivé au Québec dans le ventre de sa maman, celui qui est aujourd’hui directeur sportif du Club de soccer de Saint-Hubert est très fier de ses racines et ravi de voir l’équipe d’Haïti sur la plus grande scène

Argentine : tout est fait avec passion
Champions défendant de la Coupe du monde de soccer, les Argentins peuvent compter sur un appui massif de leurs compatriotes. Parmi ceux-ci, on retrouve Gustavo Etchenausse, propriétaire du restaurant chez Gardel à Boucherville. «Nous avons une population de 46 millions en Argentine. Je crois que 44 millions aiment le soccer», lance-t-il.
Arrivé au Québec il y a quatre ans, le restaurateur a pu voir tout l’engouement autour du hockey avec le parcours en séries des Canadiens. Il assure cependant que le soccer atteint un autre niveau en Argentine.
Maroc : une présence aujourd’hui attendue
Âgé de 24 ans, Ziyad El Jabiri estime avoir grandi avec la pire génération de la sélection marocaine au soccer. Mais aujourd’hui, ce n’est manifestement plus le cas. Forts d’une 3e participation consécutive à la Coupe du monde, mais surtout, d’une demi-finale en 2022 et d’un championnat à la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Marocains sont plus que jamais attendus sur la plus grande scène du monde.
Ainsi, pour les gens comme Ziyad El Jabiri, les espoirs sont beaucoup plus grands qu’ils ne l’étaient auparavant.

Belgique : les gens vivent à travers leur équipe
La Belgique n’est peut-être plus la formation no 1 au monde comme elle l’a été pendant plusieurs années entre 2015 et 2021, mais les Belges gardent espoir pour la prochaine Coupe du monde. Et ce, jusqu’à Saint-Polycarpe, dans la ferme brasserie de Patrice Schoune.
Originaire de la région de Liège en Belgique, Patrice Schoune a ouvert la ferme brasserie Schoune en 1996, une première du genre en Amérique du Nord.

Portugal : l’espoir d’un titre
C’est autour d’un poulet portugais du restaurant Bocado Grill de l’arr. de Greenfield Park que Rogerio Crespo évoque les ambitions du Portugal pour la Coupe du monde. «On a toujours l’espoir de gagner un championnat du monde!» assure-t-il.
Il s’agira d’une 7e participation consécutive pour le Portugal à la Coupe du monde de soccer. Si la nation a remporté le Championnat d’Europe en 2016, le titre mondial lui a toujours échappé.
Sénégal : des lions qui veulent se démarquer
Si le Sénégal a régulièrement obtenu de bons résultats à la Coupe d’Afrique au cours des dix dernières années, il tentera cette année d’amener ce niveau de jeu à la Coupe du monde de soccer. Et pourquoi pas, devenir le premier pays africain à remporter la compétition.
C’est ainsi que Seyni Camara entrevoit le Mondial 2026.
«Je pense que comme tout le monde, on y va pour gagner ! J’espère qu’on sera la première nation africaine à ramener cette coupe sur le continent», mentionne celui qui est responsable du volet communautaire au Club de soccer de Longueuil.
