La flamboyante performance de danse qui a mené Eva Lamontagne en demi-finale de Quel talent! grâce à un golden buzzer n’a démontré qu’une parcelle des aptitudes de cette jeune artiste. Après Décembre de Québecissime, la Longueuilloise intégrera cet été la production Les Misérables, sans compter une expérience d’animation dans la nouvelle émission Pop ou rien à Noovo. L’artiste de 12 ans ne manque ni d’ambition ni de curiosité à tout explorer.

«J’avais déjà fait des solos de danse, mais être à la télé, c’était la première fois de ma vie!, lance-t-elle, à propos de Quel talent!. J’ai vraiment aimé cette expérience, j’ai appris vraiment beaucoup. Quand tu es sur la scène, il n’y a pas un moment où tu ne peux pas sourire, il y a plein de caméras ici par-là, les lumières… c’est spectaculaire!»

Cette soif d’apprentissage, voilà peut-être le dénominateur commun de toutes les expériences et projets dans lesquels se lance Eva.

Eva Lamontagne à Quel Talent! (Photo : gracieuseté)

Le jeu

À ses divers cours et ateliers de danse, tant ici qu’à Toronto ou en Espagne – «on est de grands voyageurs!» dira Eva – se sont ajoutés un peu plus récemment les cours de jeu.

Ainsi, quand le chorégraphe Alex Francoeur a partagé sur un groupe Instagram auquel Eva est abonnée une publication annonçant les auditons de Décembre, Eva s’est dit que ça «serait l’fun de l’essayer!»

Après audition, elle a obtenu le rôle de la petite fille aux allumettes. «C’est vraiment un rôle chouette. J’étais beaucoup sur la scène, c’est un rôle touchant, émotif, ça fait pleurer aussi», décrit-elle.

Son plus grand défi, identifie sa mère Gabriela Valenzo, était possiblement de… se retenir de ne pas danser.

Dans Décembre, elle interprète la petite fille aux allumettes (Photo : gracieuseté – Emilie Elisabeth)

«Je connaissais toutes les chorégraphies», reconnait Eva, qui pouvait au moins danser un peu grâce à un deuxième rôle de lutin.  

Son papa Mathieu Lamontagne souligne à quel point l’expérience pouvait être exigeante, alors que plusieurs représentations se sont accumulées. «C’était de longues soirées, mais chaque jour elle voulait y aller.»

Nombreux projets

Sortie grandie de cette expérience, Eva s’est présentée aux auditions pour le personnage de Cosette, dans la production des Misérables qui prendra l’affiche à Montréal et Québec cet été.

«C’était une plus grosse audition», admet la maman.

Eva devait interpréter «Une poupée dans la vitrine». «Ils ne cherchaient pas seulement une voix, surtout le jeu, la présence. J’étais vraiment excitée de le faire parce que j’aime tout ça!» s’exclame-t-elle, avec un grand sourire au visage.

Les répétitions débuteront en mai.

Et pourquoi se limiter au chant et à la danse, quand on peut aussi animer? Eva a été invitée à être collaboratrice à Pop ou rien, le nouveau magazine culturel de Noovo animé par… Marie-Josée Gauvin, celle-là même qui avait appuyé sur le golden buzzer pour elle. «Je vais interviewer des artistes, poser des questions, dans les tapis rouges, j’ai vraiment hâte!»

Malgré cette quantité foisonnante de projets, Eva et ses parents refusent certaines propositions. «On ne prend pas tout. On se demande toujours : qu’est-ce que tu as à apprendre dans ce projet?» explique Mme Valenzo.

Eva vivra une expérience d’animation (Photo : gracieuseté Pop ou rien – Noovo Crave)

Et il y a bien eu quelques auditions ou self-tapes qui n’ont pas été retenus, mais ces refus sont vus comme des occasions d’évoluer.

Et au fil de tous ces projets, où trouver le temps pour aller à l’école? L’école à la maison est le secret, grâce à une maman qui a déjà été enseignante. «Merci maman!, dit d’ailleurs Eva, pleine de reconnaissance. C’est vraiment l’fun et ça me donne plus de temps pour faire ce que je veux faire.»

Cumuler toutes ces expériences de scène et de télévision s’inscrit aussi dans la vision qu’a Mme Valenzo de l’école à la maison, centrée autour de l’apprentissage.

Et un studio, pourquoi pas

La famille Lamontagne-Valenzo travaille à l’ouverture à Longueuil de la Maison Arte, un studio pour les jeunes artistes. Le lieu offrira divers ateliers de danse, de chant, et même des conférences, par exemple pour les parents qui veulent bien accompagner leur enfant dans leur carrière artistique.

Un tel concept était l’idée d’Eva. «Ça fait longtemps qu’elle nous en parle. On écoute et on a vu une opportunité», évoque Mme Valenzo.

Plus encore, Eva aimerait aussi donner des cours de danse. «On dirait que je veux déjà commencer à enseigner, pour des petits, des jeunes de mon âge… et des professionnels. C’est du jamais-vu, une petite fille qui enseigne!»

«On a eu plein d’idées, on est en train encore de mettre ça en place, mais les rénovations sont plus longues que prévu», explique Mathieu Lamontagne, qui espère une ouverture à la fin de l’été.

À but non lucratif, la Maison Arte sera aménagée au deuxième étage d’un immeuble commercial situé sur la voie de service du boul. Taschereau, tout près du boul. Lafayette.

Au premier étage sera aménagé un mini centre de développement de soccer; une passion du frère d’Éva, que les parents appuient avec la même ferveur.