L’exposition Jeu de mémoire du duo de sculpteurs Viatour-Berthiaume a fait du chemin et s’arrête maintenant à Longueuil, à l’Espace culture de l’Université de Sherbrooke. Les œuvres proposent un retour dans le passé qui incite à une réflexion sur «ce qui reste gravé et ce qui disparaît avec le temps».
Les artistes sont aujourd’hui bien heureux de dévoiler cette exposition dans leur ville.
Empreintes de l’esprit ludique et poétique qui caractérise leur travail, les sculptures allient culture matérielle, références populaires, objets personnels et œuvres originales.
Les saynètes rappelant l’ambiance de l’époque invitent à une réflexion sur la mémoire.
«À notre naissance, les portes de notre mémoire sont toutes grandes ouvertes. S’y accumulent et s’y impriment alors des expériences qui forment notre personnalité, mentionne Viatour-Berthiaume à propos de l’œuvre <@Ri>Les portes de la mémoire<@$p>. Avec le vieillissement, il arrive qu’une usure graduelle de nos ouvertures sur le monde se produise. Nos portes deviennent alors de plus en plus difficiles à franchir, elles grincent, se bloquent et parfois… se referment complètement jusqu’à y enfermer nos souvenirs pour toujours. Mais pour nos proches, où sont les clés de cette mémoire qui semble perdue à tout jamais?»

L’exposition est présentée par centre d’artiste Agrégat. Jusqu’au 6 septembre, de 8h à 18h.
Bourse
Le duo, boursiers à plusieurs reprises du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Longueuil, a par ailleurs obtenu une bourse de cette instance locale pour leur projet Le poids de nos désirs, qui consiste à créer une maison, à l’échelle d’une maison de poupée, qui semblera occupée par une personne atteinte de syllogomanie.
«Les murs, recouverts de tapis crocheté, donneront une impression de lourdeur et les pièces seront surchargées de meubles et d’objets de façon à illustrer une vie d’accumulation, décrivent-ils. Ce projet s’inscrira dans la continuité de leur dernier corpus d’œuvres qui a comme thème : la pollution. Elle fera réfléchir le spectateur sur la surconsommation.»

