La Joujouthèque de Saint-Hubert est fermée depuis le retour des fêtes, faute d’être doté de suffisamment de personnel pour offrir un service adéquat. Une fermeture temporaire, insiste Caroline Michaud, vice-président du conseil d’administration de l’organisme.

De son point de vue, Caroline Michaud voit la Joujouthèque de Saint-Hubert grandir «quand même beaucoup» à moyen et à long terme. Mais à l’heure actuelle, la fermeture était nécessaire.

«On supportait la Joujouthèque à deux, il n’y avait pas d’employés réguliers. Il fallait restructurer ça», explique-t-elle, à la suite des départs de sa seule employé permanente et de membres du conseil d’administration durant les fêtes.

Mme Michaud indique ainsi qu’une pause était nécessaire pour regarnir son conseil d’administration et repartir sur des bases plus solides. Elle souhaite notamment s’entourer de gens qui partagent la vision sur le moyen et long terme de l’organisme.

Toujours précaire

L’un des principaux objectifs : trouver un financement récurrent pour engager une personne à la direction, «qui est là en tout temps».

«Présentement, par exemple, c’est le c.a. qui s’occupe de s’assurer que l’employé a mis les poubelles au chemin, que les jouets d’été ont été changés pour des jouets d’hiver, que le climatiseur a été posé pour l’été. Ce n’est pas un job de c.a. ça», soutient Mme Michaud.

Le financement offrirait de plus à l’organisme un peu plus de stabilité.

«La Joujouthèque est toujours restée précaire étant donné que c’est un organisme qui s’autofinance. C’est un enjeu qu’on traîne depuis toujours», ajoute celle qui aimerait bien que l’organisme soit reconnu par le ministère de la Famille, par exemple.

Éducation par le jeu

La Joujouthèque de Saint-Hubert est une sorte de bibliothèque de jeux – on peut entre autres y louer des décors pour des fêtes, des jeux gonflables ou des malles thématiques comme une malle avec des équipements de cirque –, mais pas seulement.

On y retrouve aussi une salle de vente de jeux usagés ouverte à tous, avec jouets lavés, vérifiés et complétés. L’organisme organise de plus des ateliers parents-enfants; un volet que Mme Michaud souhaite développer.

Celle-ci souligne par ailleurs que la mission de l’organisme, soit de promouvoir l’éducation par le jeu, est d’autant plus pertinente dans un contexte où plusieurs familles vivent dans un contexte de précarité.