À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil (SSIAL) a contacté Le Courrier du Sud pour mettre en lumière trois femmes dont les parcours, à la fois distinctifs et complémentaires, témoignent de la richesse et de la diversité des talents qui façonnent l’organisation. Annie Bilodeau : de l’architecture à la direction adjointe du SSIAL.

Annie Bilodeau n’a jamais hésité à saisir les occasions de grandir et d’évoluer. Diplômée en architecture, elle choisit toutefois de réorienter sa carrière vers la prévention incendie, avant de compléter sa formation de pompière puis d’officière. «J’avais des amis à l’école de pompiers et ils adoraient leur formation. De mon côté, je trouvais que le métier d’architecte se passait un peu trop dans un bureau», raconte Mme Bilodeau.

Annie Bilodesu
Directrice adjointe au SSIAL, Annie Bilodeau se destinait à l’architecture. (Photo : gracieuseté)

Elle amorce sa carrière à Brossard en 1998, puis la poursuivre à Gatineau, où elle accède au poste de lieutenant inspecteur-enquêteur — une fonction qui confirme son intérêt marqué pour l’analyse et les enquêtes incendie. «Ce que j’aime, entre autres, dans mon métier, c’est qu’il n’y a pas une journée pareille à une autre. On travaille en équipe à tous les niveaux», ajoute Mme Bilodeau.

Annie Bilodeau
Annie Bilodeau lors d’une activité sur les mesures préventives. (Photo : gracieuseté)

Au fil des années, Annie se distingue par un leadership mobilisateur et une volonté constante d’améliorer les pratiques. Elle met sur pied des programmes de prévention, enseigne au cégep pendant plus de quinze ans et complète un certificat en gestion des ressources humaines afin de consolider ses compétences en gestion. «Le maintien des compétences est très important, affirme-t-elle. Et j’aime échanger mes idées avec mes collègues.»

En 2014, elle est nommée cheffe de division au Service incendie Candiac-Delson. En 2022, elle se joint au SSIAL à titre de cheffe de division des Mesures préventives et relations avec la communauté. Elle y joue un rôle déterminant dans la création de l’équipe d’intervention technique (ÉTI), favorisant une collaboration accrue entre les volets prévention et opérations.

Annie Bilodeau adore se retrouver sur le terrain. (Photo : gracieuseté)

Annie Bilodesu

«Je me suis toujours sentie à ma place. Tout au long de ma carrière, j’ai toujours eu des collègues en or», assure-t-elle.

Sa nomination, en décembre dernier, comme première femme directrice adjointe du SSIAL — à la direction adjointe, gestion des risques et activités stratégiques — marque une étape importante dans l’histoire de l’organisation. «Que l’on soit un homme ou une femme, il y a des possibilités de progresser au SSIAL. J’ai une collègue qui est lieutenante», souligne l’officière.

Mère de deux jeunes femmes aujourd’hui âgées de 19 et 22 ans, elle les encouragerait sans hésiter à suivre ses traces. «Mais elles ont choisi d’autres voies et c’est très bien. Le défi, c’est d’oser!» clame-t-elle, toujours aussi passionnée par son métier vingt-huit ans plus tard.

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