À quelques jours d’accoucher de son garçon, la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, a tenu à expliquer sur les réseaux sociaux comment elle entrevoit vivre les prochains mois en combinant son nouveau rôle de mère à celui de mairesse. Son cabinet précise qu’il n’y aura aucun changement dans la gouvernance.
Dans l’espace de télétravail qu’elle a aménagé à domicile, la mairesse affirme qu’elle ne prendra pas de congé de maternité traditionnel, un choix qu’elle dit personnel.
«J’ai un rythme de travail très élevé. Je suis une personne passionnée et je ne suis pas certaine que je serais heureuse en arrêtant complètement mes fonctions. Il y aura toutefois des ajustements à mon horaire», indique-t-elle.
La mairesse prévoit d’emblée se retirer temporairement du volet public de ses fonctions — notamment les interventions médiatiques et la participation à des panels et colloques — qui représente habituellement entre 30 et 40 heures de travail par semaine. Cette pause pourrait durer «quelques semaines ou quelques mois».

La mairesse de Longueuil Catherine Fournier parle des mesures qu’elle a prise pour continuer son travail après la naissance de son fils. (Photo : capture d’écran Instagram)
Elle entend toutefois maintenir ses responsabilités stratégiques et décisionnelles, qu’elle estime pouvoir assumer à distance. «Ce sont des tâches que je peux faire à mon rythme, mais surtout à celui de mon bébé», précise-t-elle.
Catherine Fournier assure qu’elle demeurera en communication quotidienne avec son directeur de cabinet, également parrain de son fils. Elle souligne par ailleurs être «extrêmement bien entourée», tant par son équipe que par ses proches.
«Mes parents sont très présents, ma belle-mère, mes amis, puis évidemment mon mari extraordinaire qui va aussi m’accompagner en télétravail parce qu’il est entrepreneur. On va vraiment être un village autour de mon fils», dit-elle.
La mairesse indique avoir déjà délégué certaines tâches administratives à des membres de son cabinet. Des collègues élus assureront également la présidence de certaines rencontres.
Elle prévoit néanmoins participer aux séances du conseil municipal, dont celle du 28 avril, après la naissance de son fils, sauf en cas de problème de santé. Elle rappelle que la loi permet désormais aux élus d’y assister à distance à la suite d’une naissance.

En 2024, la Loi visant à protéger les élus municipaux et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions a été modifiée afin de permettre aux élus d’assister virtuellement tant aux commissions qu’aux séances du conseil municipal. Lors de la séance du conseil du 17 mars dernier, la conseillère Nathalie Delisle était à distance.
En 2020, plusieurs séances du conseil municipal de Longueuil s’étaient tenues en mode virtuel en raison de la COVID-19.
«Des avancées ont été faites au Québec dans les dernières années, et je compte utiliser ces nouvelles possibilités», conclut-elle.
Par ailleurs, le Cabinet de la mairesse a confirmé au Courrier du Sud qu’il n’y aura aucun changement dans la gouvernance ni dans l’appareil municipal durant cette période.


Ben voyons donc.
Les citoyens paient déjà assez cher en taxes pour avoir le droit de se demander si la mairesse est là pour gérer la ville ou pour faire des tournées médiatiques à 30 ou 40 heures par semaine.
À ce salaire-là, avec un cabinet qui coûte une fortune, le minimum qu’on devrait avoir, c’est une présence solide sur les vrais dossiers : routes, sécurité, finances, services aux citoyens. Pas une machine à image.
On nous parle de “mode ajustement du rythme”, mais ce que les contribuables veulent, ce sont des résultats, de la transparence et une administration qui travaille pour le monde ordinaire.
À un moment donné, assez c’est assez : les citoyens méritent mieux que des belles phrases et du marketing politique.