L’inventaire archéologique de la rue Arsène par la firme Archéoconsultant en prévision des travaux de réfection de l’aqueduc et de la chaussée s’est terminé sans qu’aucune découverte majeure ne soit effectuée.

Quatre tranchées de 10 m de long sur 2,5 m de large ont été creusées à différents endroits sur la rue afin d’atteindre ce que les archéologues appellent le sol naturel. Des puits plus profonds sont ensuite creusés.

«Les cartes anciennes indiquent qu’une rue se trouvait déjà à cet endroit au début du vingtième siècle. On pourrait donc, techniquement, retrouver des traces d’occupation datant de cette époque», explique François Guidon, responsable de l’inventaire archéologique et consultant.

Archéologie

François Guidon, consultant, en compagnie de Stéphanie Briaud, conseillère en développement culturel – Histoire, patrimoine et archéologie à la Ville de Longueuil (Photo : Le Courrier du Sud – Sylvain Daignault)

Il serait plus rare, ajoute-t-il, de découvrir des traces d’occupation autochtones, comme des traces de foyers par exemple.

«Les gens viennent nous voir et demandent ce que l’on cherche. Certaines personnes nous demandent si on va trouver des fossiles! Ce n’est pas vraiment ce type d’archéologie que nous faisons», rigole le consultant.

Guidon

François Guidon, consultant, pointant un puit de fouille creusé à partir du sol naturel. (Photo : Le Courrier du Sud – Sylvain Daignault)

Optimiser les ressources

Depuis quelques années, la Ville de Longueuil commande des avis archéologiques en amont des travaux majeurs de réfection, afin d’optimiser les ressources financières et humaines.

Comme l’explique Stéphanie Briaud, conseillère en développement culturel – histoire, patrimoine et archéologie à la Ville de Longueuil, ces démarches visent à prévenir toute découverte majeure susceptible d’interrompre des travaux déjà en cours.

En documentant ainsi le sous-sol longueuillois, les archéologues cherchent également à laisser aux générations futures une base de connaissances qui facilitera d’éventuelles fouilles, menées avec des technologies plus avancées.

La Ville indique qu’il n’y a pas d’autres inventaires ou fouilles prévues cette année. «Mais des études de potentiel et des avis archéologiques en cours pourraient évidemment toujours changer la donne», précise-t-on.

La réfection de l’aqueduc et de la chaussée de la rue Arsène, entre le boulevard Marie-Victorin et la rue Faucher, au coût de 3,4 M$, débutera bientôt.