Le coroner Vincent Denault conclut que la mort de Carl Laliberté, décédé dans l’incendie de sa maison mobile de la rue Viger à Longueuil le 23 juin 2025, était accidentelle. Son rapport explique notamment qu’il n’y avait aucun avertisseur de fumée fonctionnel dans la maison et qu’il n’y avait aucun élément suspect à l’origine des flammes.

Selon le récit des événements, l’incendie s’est déclenché vers 7h19 dans la matinée du 23 juin 2025. Une première personne s’est réveillée à cause de la fumée et est sortie par la porte arrière. Une deuxième personne s’est aussi réveillée à cause de la fumée et est sortie par une fenêtre, avant d’appeler le 911.

Carl Laliberté, lui, a été retrouvé au sol de sa maison mobile, entre le salon et la cuisine. Sa mort «évidente» a été constatée sur place.

« Oiseau de nuit »

Le rapport d’enquête des policiers indique que l’homme de 48 ans n’avait pas passé la nuit chez lui et était rentré en voiture vers 5h45, le 23 juin 2025. «Il n’y avait là rien d’inhabituel, semble-t-il, car M. Laliberté était «un oiseau de nuit» » écrit Me Denault.

Les prélèvements effectués lors de l’autopsie ont également démontré la présence de plusieurs substances dans son sang, notamment de la méthamphétamine – aussi connu sous crystal meth – à un niveau récréatif, du THC, du métabolite de cocaïne, de l’acétaminophène et du métabolite de lorazépam.

Feu de cuisine

Le rapport du coroner note que l’incendie a causé la destruction presque totale de l’intérieur de la maison. La cuisine était la zone la plus détruite, en particulier autour de la cuisinière. Une grille électrique de style BBQ a été trouvée au sol, devant la cuisinière.

Une caméra vidéo à proximité montre qu’à 7h24, la maison mobile était déjà en feu, avec fumée visible. La caméra n’a toutefois pas capté le début d’incendie, puisqu’elle est seulement activée par le mouvement.

La caméra a aussi permis d’entendre les deux personnes qui sont sorties de la maison dire : «Je crois qu’il a essayé de faire cuire de quoi… ça fait 2 fois… pis là le feu a pris».

La semaine précédente, M. Laliberté aurait commencé à préparer des œufs à la coque sur la cuisinière, mais se serait endormi.

Lors de l’incendie, il y avait beaucoup d’objets sur la cuisinière. Il y avait aussi des solvants, des colles et des aérosols à proximité de la cuisine, ainsi qu’une petite bombonne de propane de camping qui a explosé dans la cuisine. Néanmoins, le rapport souligne qu’aucun de ces éléments n’est en cause dans le début de l’incendie.

«Le rapport d’enquête conclut que la zone d’origine du feu est la cuisinière de la cuisine, et que le point d’origine du feu est au-dessus gauche de la cuisinière, et que la source de chaleur était une grille électrique de style BBQ», est-il mentionné.

«La vitesse de propagation du feu était normale […] Aucun élément suspect ou signe d’intervention d’un tiers n’a d’ailleurs été relevé par les policiers», ajoute Me Denault.