J’ai lu avec intérêt l’article sur la rage du raton laveur dans le Courrier du Sud. L’article me soulève des questions par rapport aux enjeux de cohabitation avec la faune urbaine, qui devient parfois problématique.

J’observe de plus en plus d’animaux présents sur le territoire (ratons, lapins, marmottes, moufettes). Les animaux se reproduisent à une vitesse impressionnante, sans qu’il y ait de mesures de contrôle en place par les villes ou le MAPAQ.

J’ai observé des vidéos sur les réseaux sociaux de gens qui nourrissent, flattent et même laissent entrer des ratons dans leur résidence. Au printemps, mon bac de compostage est renversé à l’occasion dans la nuit pour être pillé par les ratons qui cherchent de la nourriture. Je ne fais plus de potager sur mon terrain, car ça attirait des animaux dans la nuit qui se servaient des légumes qui étaient à leur disposition.

La semaine passée, j’ai contacté le 311 pour que quelqu’un dispose d’un raton mort dans la rue dans mon quartier. La Ville a envoyé la balle à leur mandataire pour récupérer l’animal deux jours plus tard. C’est à se demander qui fait quoi dans la gestion de la faune urbaine. Un dossier qui est de plus en plus compliqué pour les citoyens qui sont laissés à eux même.

On a vu dans le dossier des cerfs dans le parc Michel-Chartrand que la Ville a dû prendre de grands moyens pour contrôler la population, avec une forte opposition publique, et a même du aller devant les tribunaux. Je ne crois pas que des mesures aussi drastiques soient nécessaires pour les autres animaux.

Mais encore, je ressens une certaine impuissance devant la croissance de population des animaux sur le territoire. Oui ils sont adorables, et si on évite le contact, inoffensifs. Mais où est l’équilibre?

Brian Leclerc