La mairesse de Longueuil Catherine Fournier a fait le point sur le projet immobilier à but non lucratif que l’OBNL Partenariat pour du Logement Abordable Novateur (PLAN) souhaitait mettre en place. Elle mentionne entre autres que le promoteur a maintenant l’intention de revendre le terrain, ce qui signe la fin de ce projet qui avait rencontré une vive opposition citoyenne.
Samedi, dans une publication sur les réseaux sociaux, Mme Fournier souligne que les équipes de la Ville ont demandé «plusieurs analyses préalables au dépôt du projet et une révision complète du cadre de gouvernance dans l’objectif de nous assurer de la solidité des assises de son modèle».
«Ces garanties n’ont toujours pas pu être atteintes à ce jour et nous avons été informés cette semaine de l’intention de l’entrepreneur de revendre son terrain à un autre OBNL», écrit-elle.
«Le nouvel acheteur éventuel pourra donc y développer un nouveau projet qui, nous l’espérons, pourra contribuer à répondre aux besoins impérieux de notre population», ajoute la mairesse.
En réponse à un citoyen, elle note que les règlements en place permettent des immeubles de 8 étages et que ces garanties sont nécessaires pour déroger aux règlements.
Elle note par ailleurs qu’aucun projet «prêt à franchir les étapes requises» n’a été déposé formellement à la Ville de la part de l’entrepreneur, bien que des discussions ont eu lieu «afin de mieux cerner ses intentions, comme nous le faisons avec tous les promoteurs qui souhaitent développer du logement sur notre territoire hors du cadre permis».
670 logements
Rappelons que le projet visait initialement l’ajout de 670 logements sur le site de l’ancien Paladium de Longueuil, sur le boul. Roland-Therrien, à l’intersection du boul. Fernand-Lafontaine.
L’entrepreneur, Simon Boyer, souhaitait y construire trois tours : une de 8 étages, une de 13 étages et une autre de 24 étages.

Le projet avait cependant rencontré une résistance dans le quartier, alors que de nombreux citoyens ont dénoncé certains aspects du projet. Une pétition en ligne contre le projet a recueilli plus de 2700 signatures.
L’organisme Le Plan surpris
Contacté lundi matin par Le Courrier du Sud, Simon G. Boyer, de l’organisme Le Plan, précise n’avoir reçu aucune communication de la Ville de Longueuil les informant d’une décision formelle sur ce projet. «Ce que nous avons reçu, c’est une publication Facebook», indique-t-il en ajoutant que leur dernière communication écrite de la Ville, reçue le jeudi 11 juin dernier, indiquait explicitement que «la Ville souhaiterait aller de l’avant avec votre projet».
«Deux jours plus tard, la mairesse publiait publiquement que le projet avait échoué faute de garanties suffisantes — alors même que nous attendions une réponse à notre demande de rencontre de clarification envoyée le jour même», s’étonne M. Boyer.
Selon lui, «… la version des faits présentée publiquement ne correspond pas à la réalité du dossier tel que nous le vivons depuis plus de deux ans».


Malheureusement, rien de rassurant dans le message du rejet du projet par la Ville. D’une part, leur message sous-entend que les démarches du promoteur étaient récentes alors qu’elles ont commencé en 2024. De plus, pas de mention quant au fait que le Comité exécutif et le Comité d’urbanisme avait donné son aval, recommandant même une voie rapide et facilitée. Enfin, tous les messages émanant de son bureau et d’elle-même étaient à l’effet que c’était un projet intéressant, visant des logements abordables. Il lui a fallu une pétition de 2 717 personnes (plus que la consultation sur la mobilité), des démarches structurées par les citoyens et probablement aussi une députée libérale pour lui faire comprendre que ce projet n’avait pas de sens et qu’un logement à 1 800$ pour 2 chambres ce n’était pas abordable. Mme Fournier persiste à dire que le seul problème était la gouvernance ce qui témoigne de son manque d’intérêt pour tous les problèmes reliés à un projet d’une telle densité, ne respectant pas les règles habituelles d’urbanisme, avec des impacts négatifs importants pour les citoyens des quartiers avoisinants et même les futurs locataires. J’espère que Mme Fournier et son équipe ont compris que les citoyens de Longueuil sont alertes et comprennent, semble-t-il, les impacts des projets plus rapidement qu’eux.
Mme Scott a bien résumé la situation :
– un empressement des élus de la ville dans le dossier qui ont voulu faire preuve de « diligence » pour citer la décision du comité exécutif qui avait donné son feu vert à l’unanimité;
– un projet avec comme façade du « logement abordable » qui s’est avéré être du logement quasiment au prix du marché, qui dérogeait de manière grossière au plan d’urbanisme et n’avait pas de structure financière solide;
– une mobilisation des citoyennes et citoyens qui ont fait preuve de vigilance, questionnant les élus et l’administration sans jamais avoir de réponse précise. Les demandes d’accès à l’information auprès de la ville sont restées sans réponse, vive la transparence !
– une annonce faite sur Facebook un samedi matin. C’est la démocratie locale version 3.0 ! C’est vrai que le conseil municipal se résume à être une salle d’enregistrement où toutes les décisions sont prises sans débat et votées à l’unanimité.
Des maisons, des logements certes….mais pas de lieux pour abriter, nourrir style le site du « repas du passant' » qui est implanté sur « côteau-rouge » à Longueuil…..le vieux Longueuil est déjà assez envahi de tout les crackheads des environs…..
J’ai vu les prix de ces futurs logements, tous en haut de 1000$. Et vous appellez ça des logements à coûts abordables? Qui plus est, avez-vous réalisé l’emplacement?
Qui dit « logements à coûts abordables » dit aussi, de futurs problèmes dans le quartier. Regardez autour les compagnies qui sont là… auraient-ils le goût de devoir faire venir la police presqu’à tous les jours ? Je ne dis pas que pauvreté ou misère économique = crimes et/ou méfaits, mais faudra-t-il faire comme à l’abri rive-sud ? C’est-à-dire conciliation usagés vs les habitants du coin ? Je pense qu’à la source, un cours de savoir-vivre & savoir-être en société, au secondaire serait crucial. Car oui, la venu de logements abordables amènent son lot d’inquiétudes qui trop souvent, s’avèrent. C’est loin d’être des préjugés et c’est extrêmement dommage car ça pénalise l’ensemble des gens qui ont des difficultés financières. Car ils sont nombreux à savoir-vivre & savoir-être mais dû à la minorité qui eux ne l’entendent pas ainsi, ça terni le reste.
Comme d habitude ils vont faire des condos que le monde,qui ont un petit salaire peu pas se payer,la mairesse est jamais capable de prendre une décision et d acheter le terrain et faire des logements abordables pour ceux qui en ont besoin .Elle aime mieux payer pour des piste cyclable au lieu d aider à ceux qui en ont besoin. J ai hâte qu ont est un maire ou une maîtresse qui ces prendre de bonnes décisions envers ces citoyens.
Serait avantageux de d avoir des logements abordables pour ceux qui ont de la difficulté a arriver arrêter penser de faire de l argent avec ceux ont les moyens penser plus ceux en gagnent moins et qu ils peuvent payer un loyer toujours la classe moyens qui paye pour pour une fois aider la classe moyenne pas des loyers a 1200 ou 1400 des loyer a leurs besoins sans trop augmenter ils vont rester c est devrait faire la ville aider ses citoyens moyens en premier pas toujours les riches en premiers finile favorise au dépend des autres eux aussi on le droit de vivre et avoir un toit sur la tête penser au retraité eux aussi ils ont travaillé toute la vie on droit avoir des logements abordables