L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) lance des «grandes études» partout dans le grand Montréal afin de planifier les prochains projets structurants de transport en commun. Si celles-ci s’amorcent dès 2026, les études pour les trois secteurs de la Rive-Sud se feront en 2028 et 2029.

Par voie de communiqué, l’ARTM précise que huit zones seront à l’étude afin de guider les décideurs sur les meilleures façons de développer le transport collectif dans le grand Montréal.

Parmi ces huit zones, on retrouve sur la Rive-Sud le corridor montérégien, qui consiste de façon générale au territoire de part et d’autre de la route 116 de Longueuil à Mont-Saint-Hilaire. L’étude pour ce territoire est prévue en 2028.

Puis en 2029, ce sera au tour des secteurs Roussillon et Marguerite d’Youville. Ceux-ci sont composés essentiellement du territoire des MRC, avec une petite partie à Longueuil pour le secteur Marguerite d’Youville.

Les résultats des études seront dévoilés progressivement. L’ARTM donne l’exemple de la zone Chomedey – Saint-Laurent, à Montréal et Laval, présentement à l’étude et dont les résultats seront rendus publics à l’automne.

«Pour répondre aux besoins des prochaines décennies, nous devons dès maintenant réfléchir aux étapes qui suivront. C’est pourquoi la planification du transport collectif doit se faire en continu», souligne le directeur général de l’ARTM, Benoit Gendron.  


Les différentes zones à l’étude d’ici 2029. (Carte : gracieuseté)

Être prêt pour un meilleur contexte financier

Si le transport collectif doit toujours vivre avec un contexte financier serré, l’ARTM estime tout de même important de planifier pour les grands projets de l’avenir.

«Nous devons être prêts lorsque le contexte financier sera plus favorable car, malgré les défis actuels, les besoins de mobilité continueront de croître. Nous devons poursuivre la planification, définir les priorités et nous assurer que les projets de demain répondront aux besoins réels des citoyens et des territoires», ajoute M. Gendron.

Les grandes études visent à évaluer les besoins actuels et futurs en mobilité, analyser les différents scénarios de développement du transport collectif, identifier les projets offrant les plus grands bénéfices pour les citoyens et recommander au gouvernement du Québec le scénario le plus pertinent pour chaque zone afin d’orienter les investissements futurs.

Projets en cours

Sur la Rive-Sud de Montréal, on ne trouve essentiellement qu’un seul projet de transport collectif d’envergure en développement : celui du réseau d’autobus BUS+ de l’ARTM.

Le premier pan de ce réseau devrait voir le jour d’ici la fin de l’année, avec une première ligne d’autobus métropolitaine sur le boul. Taschereau, un trajet qui relie Longueuil jusqu’à Delson. D’autres lignes du genre doivent aussi être instaurées entre Châteauguay et Montréal ainsi qu’entre Longueuil et Varennes d’ici 2028.

Les mairesses de Longueuil et Brossard, Catherine Fournier et Doreen Assaad, ont aussi proposé en juin 2025 un projet de service rapide par bus sur le boul. Taschereau. Peu de détails ont été dévoilés depuis sur ce projet que les mairesses souhaitaient confier à la nouvelle société d’État Mobilité Infra Québec.

Celle-ci n’a pour le moment confirmer que deux mandats : ceux des tramways à Gatineau et à Québec.