Une entreprise de Longueuil, Talon Sebeq, vient d’obtenir gain de cause contre le ministère des Transports du Québec (MTQ). Un juge vient de lui accorder plus de 1,6 M$ pour un contrat de reprise de travaux que le MTQ ne voulait plus lui payer.
L’entreprise longueuilloise, spécialisée dans les travaux d’asphaltage et de réhabilitation de la chaussée, avait obtenu le contrat d’épandage pour l’autoroute 70 et la route 170, entre Chicoutimi et Saint-Bruno, au Saguenay—Lac-Saint-Jean, en 2008. Plusieurs secteurs de ces routes étaient mal en point puisque d’importantes ornières s’étaient formées sur la chaussée quelques années auparavant.
Le produit utilisé par Talon Sebeq était un enrobé coulé à froid qui devait prolonger à moindre coût la durée de vie des surfaces asphaltées.
Or, un an après ces travaux, le MTQ a constaté que les surfaces s’usaient prématurément et a demandé à Talon Sebeq de reprendre les travaux.
L’entreprise, qui a déjà réalisé d’importants travaux de pavage sur les autoroutes 10, 30 et 50 au cours des dernières années, a alors repris des travaux de 1,4 M$ en 2009 et en 2010. Or, ce sont ces travaux que Transport Québec refusait de payer, décidant unilatéralement de résilier le contrat intervenu avec Talon Sebeq en 2008.
Dans son jugement rendu le 25 juin, la Cour supérieure a donné raison à Talon Sebeq et condamné le MTQ à lui payer les travaux que l’entreprise a dû reprendre.
En vacances, le président de Talon Sebeq Claude Blais n’a pu commenter, alors que Transport Québec pourrait en appeler du jugement.
«Nos procureurs étudient actuellement la possibilité de porter la cause en appel», a indiqué Véronique Lalancette, porte-parole de Transport Québec au Saguenay—Lac-Saint-Jean.
