Une banderole «Le gouvernement est mauvais pour notre santé» a été installée près de l’hôpital Charles-LeMoyne, ce 13 avril, fruit d’une action concertée de trois regroupements syndicaux qui dénoncent «les compressions, l’optimisation et les réformes qui ne mènent nulle part, et surtout pas à l’amélioration des soins pour la population».

«Trente années de mauvais choix politiques ont fragilisé le réseau public, fragmenté les services et affaibli le secteur communautaire, alors que le privé continue de prendre racine et de gagner du terrain, déplore Annick Primeau, première vice-présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN. Résultat : délais qui explosent, conditions de travail qui s’effritent, organismes à bout de souffle et prévention reléguée aux oubliettes : rien pour améliorer notre santé.»

La représentante nationale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) Caroline Letarte Simoneau soutient que la santé publique «ne se soigne pas à coups d’organigrammes, mais en tenant compte des besoins et en respectant ceux et surtout celles qui la soutiennent à bout de bras».

Présidente du conseil régional FTQ Montérégie, Pascale St-Antoine plaide quant à elle pour un réseau public fort, accessible et ancré dans ses communautés, «la condition minimale d’une société qui choisit de prendre soin de son monde plutôt que de commercialiser la santé».