L’ouverture la nouvelle aérogare de l’Aéroport métropolitain de Montréal (MET), dans l’arr. de Saint-Hubert à Longueuil, est imminente. Tandis que le terminal neuf était présenté aux médias le 24 mars, une date a été dévoilée pour son ouverture : le 15 juin.

Ainsi, tout juste après le début de l’été, douze destinations pancanadiennes comme Vancouver, Toronto et Moncton seront accessibles à partir des vols de Porter Airlines, en plus de vols pour le Québec et les Maritimes qui seront desservis par Pascan Aviation.

D’autres destinations devraient par ailleurs s’ajouter bientôt.

«D’autres transporteurs vont s’annoncer au cours des prochaines semaines et mois, donc on s’attend à ce que dès la première année, on va être entre 3 et 5 transporteurs en opération ici au MET», indique Yanic Roy, président-directeur général du MET – Aéroport métropolitain de Montréal.

Celui-ci estime à 1 million le nombre de passagers qui voyageront à Saint-Hubert dans la prochaine année de l’aérogare. Le terminal a une capacité de 4 millions.

Yanic Roy estime qu’il y aura environ 500 employés avec l’arrivée de l’aérogare. (Photo: Le Courrier du Sud – Michel Hersir)

Il ne faut toutefois pas s’attendre à des destinations internationales sous peu, alors que la nouvelle infrastructure n’a pas été bâtie pour pouvoir y intégrer des douanes.

«Dans l’éventualité très hypothétique d’une douane, ça nécessiterait un autre projet d’infrastructures», souligne Simon-Pierre Diamond, vice-président, affaires corporatives au MET.

Stationnement, lounge et historique

On retrouve 2600 cases de stationnement pour accueillir les visiteurs et de l’espace pour en construire davantage, s’il le faut. Pour les besoins de la première année, les cases en place seront «plus que suffisantes», estime M. Diamond.

On retrouve une section directement devant le terminal, sur la route de l’Aéroport, ainsi qu’un plus grand stationnement sur le boul. Clairevue. La tarification sera annoncée prochainement.

Le lounge de l’Aéroport métropolitain de Montréal (Photo: Le Courrier du Sud – Michel Hersir)

Le terminal propose également un lounge de 900 places assises et une offre alimentaire «100% québécoise». Un restaurant Baton Rouge, un Café Dépôt et un dépanneur seront ouverts lors des premiers vols.

Dans son design, on y intègre des clins d’œil au passage du dirigeable R-100 à l’aéroport de Saint-Hubert en 1930, dont l’arrivée avait attiré les foules.

Circulation et pollution

Sur la question de la circulation, déjà un problème reconnu dans le secteur, l’équipe de l’aéroport tente de tempérer l’effet de l’ouverture de l’aérogare.

«Notre principale voie d’accès sera la 30 et le boul. Clairevue. La 30 accueille déjà entre 70 000 et 80 000 véhicules par jour. Nous, ce qu’on prétend, c’est que l’aéroport va générer environ 1000 nouveaux véhicules par jour, dont environ 250 en heures de pointe», soutient M. Roy.

«La bonne nouvelle c’est que nos pointes sont différées par rapport aux pointes actuelles du trafic, c’est-à-dire que les nôtres seront à 6h le matin et 6h le soir, donc ça ne devrait pas trop impacter», poursuit-il.

Une navette du Réseau de transport de Longueuil fera d’ailleurs le chemin entre le métro et l’aéroport, et le MET travaille avec la firme Civilia pour surveiller le trafic dans le secteur. M. Roy se dit ouvert à ce qu’il y ait d’autres navettes éventuellement.

Questionné sur la question de la pollution, M. Roy note le travail en collaboration avec la Santé publique de la Montérégie.

«Il y a des capteurs d’air qui vont être installés, il y a déjà des mesures qui ont été prises. La difficulté qu’on a, c’est qu’on est près de l’autoroute 30, qui génère beaucoup plus d’émanations que l’aéroport», mentionne-t-il, ajoutant également que les avions qui seront utilisés par Porter auront un impact écologique minime par rapport aux anciennes générations d’appareil.

M. Diamond précise que le MET doit obtenir des approbations municipales quant aux emplacements des capteurs, mais que ceux-ci seront installés incessamment. «Les experts recueilleront des données avant le début des vols commerciaux – donc avant le 15 juin – et, ensuite, pour une période de 6 mois. Ainsi l’étude couvrira tout le spectre d’activité de l’aéroport», souligne-t-il.