Le drapeau LGBTQ+ qui flottait devant le Centre des femmes de Longueuil a été récemment arraché. Il s’agit au moins de la quatrième fois que le drapeau fait l’objet de vandalisme depuis son installation en mai 2024. Ces incidents ne découragent toutefois pas l’organisme à afficher sa position d’allié des communautés issues de la diversité sexuelle et de genre.

«Face à cet événement, nous rappelons que […] nous dénonçons toute violence perpétuée envers [les communautés issues de la diversité sexuelle et de genre] et nous nous donnons comme devoir de créer un espace accueillant et sécuritaire au Centre», a entre autres écrit l’organisme sur sa page Facebook, le 13 août.

La publication vise notamment à dénoncer la série d’actes de vandalisme et à réitérer l’engagement du Centre des femmes de Longueuil à l’égard de ces communautés.

«La publication a suscité énormément de réactions et d’engagement. Il y a plusieurs personnes qui sont contentes de notre prise de position d’allié. Mais on a dû aussi masquer beaucoup de commentaires haineux», relève l’intervenante communautaire Sophie Tétrault-Martel.

Une illustration, selon l’intervenante, de la hausse de l’homophobie et de la transphobie dans la société.

«Ça témoigne d’une montée de l’intolérance à laquelle on assiste depuis plusieurs années, sur les réseaux sociaux, mais sur le terrain aussi. Quand on rencontre des collègues d’autres organismes, eux aussi rapportent des discours haineux misogynes, homophobes et transphobes. Il y a plus de haine décomplexée.»

La tendance inquiète forcément Mme Tétrault-Martel, alors que des organismes comme le Centre des femmes de Longueuil œuvrent à bâtir des communautés pour les femmes, de même pour que les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre y aient leur place. «On veut porter leur voix», résume-t-elle.

À l’inverse toutefois, elle se réjouit de la solidarité qui se crée pour contrer cette expression de l’intolérance. Elle évoque notamment une agora sur la montée de l’extrême droite qui avait réuni il y a deux ans de nombreux organismes de l’agglomération de Longueuil, soucieux de trouver des façons d’agir pour contrer cette haine décomplexée.

Si cette fois, la communauté LGBTQ+ est visée, Mme Tétrault-Martel remarque que divers groupes marginalisés sont visé par les discours haineux. «Il y a vraiment un amalgame de commentaires homophobes, racistes, sexistes…»