Le fournisseur du système d’alertes automatisées CodeRED, utilisé par la Ville de Brossard, a été victime d’une cyberattaque susceptible d’exposer des données personnelles de ses utilisateurs. La municipalité prévient que les informations compromises pourraient inclure noms, adresses, courriels, numéros de téléphone et mots de passe. Environ 6000 citoyens ayant créé un compte sont concernés et ont été avisés par la Ville.
Par mesure de précaution, Brossard recommande aux utilisateurs de modifier leur mot de passe, particulièrement s’il est utilisé pour accéder à d’autres plateformes, et de demeurer vigilants. «Les autres citoyens ne sont pas touchés. Aucune donnée municipale n’a été affectée. Le service est suspendu pour l’instant», a précisé aux médias la porte-parole Colette Ouellet.
La Municipalité affirme qu’il est trop tôt pour déterminer si elle continuera d’utiliser CodeRED. Elle dit suivre la situation de près et s’engage à informer les citoyens de tout développement.
La Ville souligne également que ses infrastructures technologiques n’ont pas été touchées et assure revoir régulièrement ses pratiques afin de maintenir ses standards de sécurité.
Selon les informations, des pirates informatiques auraient exigé une rançon après avoir réussi à extraire les données du système. Les informations saisies — noms, adresses courriel, numéros de téléphone et mots de passe — auraient finalement été publiées sur le dark web.
Commercialisé par Crisis24, une division de GardaWorld, le système OnSolve CodeRED permet aux citoyens inscrits de recevoir des alertes en cas d’incendie, d’inondation ou d’autres événements majeurs. Seules les personnes ayant volontairement créé un compte seraient touchées.
Rien à Longueuil et Saint-Lambert
La Ville de Longueuil confirme qu’elle utilise Code Red pour ses alertes. Toutefois, la Ville n’est pas concernée par l’attaque informatique affectant Code Red puisqu’elle utilise une version de la plateforme qui n’a pas été attaquée. Aucune attaque informatique ni aucune fuite de donnée n’est donc en cours actuellement.
À Saint-Lambert, on confirme ne pas utiliser ce système pour l’envoi des alertes d’urgence.

