La Coalition pour le droit au logement de l’agglomération de Longueuil (CDLAL) et la Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME) ont annulé le débat sur le logement et l’habitation en Montérégie prévu ce 10 septembre. Ils déplorent un manque d’«intérêt» et un «manque de réactivité» des partis à y participer, malgré la crise du logement.
« L’ensemble des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale au moment de sa dissolution ont reçu une invitation. Or, un seul parti a eu la diligence de confirmer sa participation en identifiant un.e candidat.e», mentionne la coordonnatrice de la CDLAL, Soumeya Hida.
Deux partis ont décliné alors que 48 heures avant l’événement, deux autres ont tardé à confirmer leur engagement et le candidat qui les représente.
Près de 50 personnes s’étaient inscrites pour participer à l’élaboration des questions et entendre les positions des formations politiques.
La CDLAL et la FROHME se désolent que l’annulation de ce débat laisse leurs demandes sans réponse.
Elles réclament notamment de reconnaître le droit au logement en l’inscrivant dans la Charte des droits et libertés du Québec, de doubler le nombre de logements sociaux dans l’agglomération de Longueuil d’ici 2040 et de mieux contrôler l’évolution des loyers avec la création d’un registre public, obligatoire et universel.
Elles proposent aussi de freiner la spéculation foncière en constituant des réserves foncières publiques consacrées au logement social, de même que d’investir massivement dans la prévention de l’itinérance notamment par le financement de soutien communautaire en logement social.
La FROHME revendique la construction de 50 000 logements sociaux sur un premier mandat gouvernemental (4 ans) et l’atteinte d’un objectif de 20 % du parc de logement québécois soit socialisé en 2050.

