L’élection partielle dans le district Parc-Michel-Chartrand à Longueuil, vacant depuis le départ du conseiller municipal Jonathan Tabarah, aura lieu le 6 décembre. Ce poste demeurera vide cinq mois, ce qui dépasse le délai de quatre mois prévu par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.

Dans un avis transmis aux élus et dont Le Courrier du Sud a obtenu copie, la présidente d’élection et directrice du greffe à la Ville de Longueuil Me Sophie Deslauriers informe avoir sollicité et obtenu l’autorisation du ministre des Affaires municipales et de l’Habitation de fixer la date du scrutin au-delà du délai normalement prévu par la loi.

Elle souhaite notamment éviter un chevauchement avec la période électorale provinciale.

Rappelons que le 17 juin, le conseiller municipal Jonathan Tabarah a annoncé son entrée en poste le 22 juin à titre de directeur général de la Ville de Saint-Lambert, et du même coup son départ de la Ville de Longueuil.

Toutefois, la vacance de son poste au sein du conseil de Longueuil a été officiellement constatée à la séance du 7 juillet.

Ainsi, le scrutin aurait dû être fixé au plus tard le 1er novembre. Cela aurait signifié que la période électorale municipale aurait débuté le 18 septembre, et se serait déroulé durant la campagne électorale provinciale, qui se conclura le 5 octobre.

Selon Me Deslauriers, il pourrait y avoir «confusion» auprès des électeurs du district du Parc-Michel-Chartrand qui recevraient en même temps des communications concernant le scrutin dans leur district et celles d’Élections Québec, mentionne-t-elle dans une lettre adressée au ministre Samuel Poulin.

Tenir l’élection plus tôt pour éviter ce chevauchement se serait traduit par un scrutin le 23 août, et un début de période électorale le 10 juillet. «Un scrutin hâtif exigerait que les activités d’information et de sensibilisation auprès des électeurs se déroulent pendant les vacances estivales, alors que les électeurs sont généralement moins présents à leur domicile et moins disponibles pour les affaires municipales», fait valoir Me Deslauriers.

Elle souligne aussi le peu de temps disponible pour la présentation de candidatures, de même que pour le recrutement du personnel électoral et la logistique entourant la tenue de l’élection partielle.

«Je dois veiller à favoriser la participation électorale et à assurer la diffusion d’une information claire, accessible et distincte pour que les électeurs comprennent adéquatement les modalités pour l’exercice de leur droit de vote», a-t-elle soutenu, estimant que tant un scrutin en août qu’un scrutin pendant les élections provinciales affecteraient la participation des électeurs et l’efficacités des communications.

Le cabinet de la mairesse Catherine Fournier assure que les requêtes des citoyens du district Parc-Michel-Chartrand continuent d’être traitées par la Ville malgré l’absence de conseiller municipal. Les citoyens sont invités à contacter le Centre de services aux citoyens. «La présidente d’arrondissement du Vieux-Longueuil et conseillère du district voisin du Boisé-du Tremblay, Lysa Bélaicha, assure également le suivi des dossiers durant la période de vacance et peut être contactée en remplacement de Jonathan jusqu’à l’élection de la nouvelle personne élue», indique le cabinet.

Deuxième élection partielle ?

Dans sa lettre adressée au ministre Poulin, Me Deslauriers fait aussi mention de la candidature d’Affine Lwalalika, conseillère du district du Parc-de-la-Cité, dans la circonscription de Vachon à la prochaine élection provinciale.

Advenant une victoire de Mme Lwalalika, une élection partielle s’imposerait pour le district du Parc-de-la-Cité et pourrait se tenir aussi le 6 décembre. Ce double scrutin «favorisait une utilisation efficiente des ressources humaines, financières et matérielles et d’autre part, contribuant à créer une dynamique propice à la participation des électeurs et à maximiser la mobilisation citoyenne», relève Me Deslauriers.