Dans le cadre de la campagne électorale québécoise, la Chambre de commerce et industrie de la Rive-Sud (CCIRS) et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) demandent aux partis politiques de s’engager à alléger la fiscalité des entreprises et à réduire leur fardeau réglementaire.
«Dans un contexte marqué par les tarifs américains et une incertitude économique persistante, il faut évidemment soutenir les entreprises les plus touchées, mais aussi agir sur les conditions qui détermineront notre compétitivité à plus long terme», expose Jean-François Lévesque, président-directeur général de la CCIRS.
Dans le contexte de guerre tarifaire avec les États-Unis, il souligne que le Québec a le contrôle sur sa fiscalité, son environnement réglementaire et sur la prévisibilité offerte aux entreprises. «Nous souhaitons donc entendre les partis sur ce qu’ils comptent concrètement faire pour rendre le Québec plus compétitif et plus attractif pour l’investissement», signifie-t-il.
En juin, la FCCQ a dévoilé ses sept priorités électorales.
Pour alléger la fiscalité des entreprises, elle demande de baisser le taux d’imposition des sociétés de 11,5% à 10% et de réduire les taxes sur la masse salariale des PME.
Intégrer l’exigence du «deux pour un» à la mission officielle des ministères et organismes serait à ses yeux un moyen de réduire le fardeau réglementaire des entreprises.
Relancer le secteur manufacturier en élaborant une politique industrielle, augmenter la proportion de moyennes et grandes entreprises de même que réaliser notre plein potentiel minier et énergétique s’ajoutent à la liste.
Afin de faciliter l’accès aux travailleurs, la FCCQ réclame de hausser les seuils d’immigration permanente et temporaire conjointement et par région, en fonction des besoins économiques et de la capacité d’accueil.
Elle demande de plus de mettre fin au critère du plus bas soumissionnaire pour favoriser l’achat québécois et la participation des PME aux marchés publics.

