Des dizaines de familles du 565, rue Bruges, à Longueuil, sont privées d’électricité depuis le 18 avril à la suite d’un incendie survenu dans la chambre mécanique de l’immeuble, qui a aussi causé d’importants dommages à deux logements. Comble de malheur, le gestionnaire des lieux a avisé les locataires que l’électricité ne pourra pas être rétabli avant au moins deux mois et leur offre 5000 $ pour quitter les lieux.
Rencontrés dix jours après l’incendie, des locataires de l’immeuble qui sont toujours sur place ne cachent pas leur perplexité quant à la durée annoncée de la coupure électrique. «Ma famille habite dans la région de Drummondville. Je n’ai nulle part où aller», indique Stéphane*.
Commentaire similaire du côté de Robert*. «Je travaille juste à côté et je n’ai pas d’auto. Je ne sais vraiment pas quoi faire», soupire le locataire qui souligne au passage le manque d’entretien de l’immeuble. «Il y a des rats dans les corridors. On se plaint mais rien n’est jamais fait», déplore-t-il.

De son côté, Guillaume* a interpellé la Ville de Longueuil et le Comité logement Rive-Sud afin de s’informer sur ses droits en tant que locataire. «Nous sommes plusieurs à vivre ici depuis plus de dix ans. Moi, je paie 710 $ pour un trois et demi. Robert, lui, paie 980$ pour un quatre et demi. On n’a pas les moyens de payer davantage», lance-t-il.
Le 20 avril, Profiplex- Gestion Immobilière a envoyé une lettre annonçant la mauvaise nouvelle à ses locataires. «Suite aux évaluations effectuées par les experts en sinistre, l’évaluateur en bâtiment, l’ingénieur ainsi que le contracteur général mandaté par l’assureur, il a été confirmé qu’il n’y aura pas d’électricité dans l’immeuble pour une période approximative de deux mois».
Dans la quittance que les locataires sont invités à signer, il est écrit que le signataire «… libère et décharge, le propriétaire de l’immeuble, 9478-5060 Québec inc. (le renonciataire) de toutes réclamations passées, présentes ou futures, pour les dommages se rapportant à des dommages matériels et/ou privations de jouissance et/ou dommages prévus par la loi, découlant de l’incendie survenu le 18 avril 2026 au niveau de la salle mécanique électrique du bâtiment».
De plus, le locataire s’engage à s’abstenir «… de toute réclamation contre quiconque pourrait être en droit de réclamer au renonciataire une contribution ou une indemnité».
Message contradictoire
Dans le même message, le gestionnaire informe les locataires que «… le Service incendie de Longueuil nous informe qu’en raison de l’absence d’un système de protection incendie fonctionnel, il est strictement interdit aux locataires de demeurer dans l’immeuble».
Joint par Le Courrier du Sud, le Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil y va d’une autre version : «Les deux logements directement touchés par l’incendie sont interdit d’occupation. Actuellement, pour le reste du bâtiment, le SSIAL n’a pas interdit l’occupation du bâtiment. Nous avons exigé la mise place des mesures temporaires afin de compenser le non-fonctionnement du réseau d’alarme incendie», indique-t-on.
Indignation des organismes en logement
Selon Caroline Vohl, organisatrice communautaire au Comité logement Rive-Sud, les locataires de la trentaine d’unités se retrouvent dans une situation précaire. «Il y a même des femmes enceintes et à très faible revenu qui n’ont nulle part où aller», souligne-t-elle.
Comme leurs logements n’ont pas été déclarés inhabitables, ces résidents ne sont pas admissibles à l’aide de la Croix-Rouge. Une situation que déplore Mme Vohl. «Les nuits sont encore froides. Et il est bien sûr impossible pour ces ménages de cuisiner ou de prendre une douche. Je trouve déplorable de laisser ces gens vivre dans de si mauvaises conditions», s’indigne-t-elle.
De son côté, Soumeya Hida, coordonnatrice de la Coalition pour le droit au logement de l’agglomération de Longueuil (CDLAL), estime que le propriétaire ne prend pas ses responsabilités et fait même de la désinformation en ordonnant l’évacuation du bâtiment « demande de la Ville », alors que la Ville ne dit pas cela du tout. Celui-ci ment et harcèle les locataires et ne souhaite pas prendre les mesures nécessaires. Le propriétaire et la ville se jettent la balle de responsabilité et laissent le poids aux organismes communautaires!» clame-t-elle.
Incendie dans la chambre mécanique
L’incendie s’est déclaré peu avant 19 h, le samedi 18 avril. Les pompiers du Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil (SSIAL) sont intervenus après qu’un début d’incendie ait été signalé dans la chambre mécanique. L’évacuation des occupants a été ordonnée et une demande a été faite pour couper le courant dans le secteur.
Une dizaine de véhicules et une trentaine de pompiers ont été mobilisés pour maîtriser le brasier. Au cours de l’intervention, un fil de moyenne tension est tombé au sol.
Au moment de publier Profiplex- Gestion Immobilière n’avait pas donné suite aux demandes du Courrier du Sud. Au Registraire des entreprises du Québec, les administrateurs de la compagnie 9478-5060 Québec inc., propriétaire de l’immeuble, sont Ghassan Barakat, président et secrétaire, et Cherif Lofti AbdelMalak, administrateur.
À la demande des locataires, les noms ont été changés.


Ces locataires victimes d’un propriétaire négligent (vermine, manque d’électricité etc) devraient immédiatement recevoir l’aide de la ville et des organismes de secours pour être relogés et ce avant toute autre clientèle (nouveaux arrivants, itinérants etc)
Tout le monde n’a pas la même change…! Donc cette femme marocaine enceinte nouvellement arrivée qui doit vivre dans ces conditions! Que fait la ville de Longueuil…zzz!
https://www.tvanouvelles.ca/2026/04/30/privee-delectricite-et-deau-chaude-a-quelques-semaines-daccoucher-a-longueuil
Le feu contre des augmentations extravagante $$$
Ont aura tous vues !!!
Ya plus rien a leurs épreuves pour s’enrichir sul dos du Pauvre Peuple et leurs Familles !!!