Dans le cadre de l’élaboration de l’inventaire régional exigé par la Loi sur le patrimoine culturel, la Ville de Longueuil recommande l’inscription de 434 bâtiments, soit 169 bâtiments présentant une valeur patrimoniale supérieure ou exceptionnelle, ainsi que 265 bâtiments construits avant 1940 et n’ayant pas encore fait l’objet d’une caractérisation.

Conformément à cette loi, les agglomérations doivent adopter et mettre à jour périodiquement un inventaire des immeubles construits avant 1940 présentant un intérêt patrimonial sur leur territoire. Une échéance est d’ailleurs fixée au 1er avril 2026 pour la mise en place de cet inventaire à l’échelle régionale.

Patrimoine
La Maison de la Culture Marcel-Robidas est également jugée exceptionnelle. (Photo : Le Courrier du Sud – archives)

Dans ce contexte, la Ville de Longueuil propose au conseil d’agglomération d’intégrer à cet inventaire 434 bâtiments qu’elle a recensés. Au total, 2287 bâtiments ont été analysés ou sont en voie de l’être à Longueuil, à travers plusieurs études patrimoniales. Celles-ci couvrent notamment les bâtiments construits avant 1945 situés dans le site patrimonial, les résidences érigées avant 1940 à l’extérieur de ce secteur, ainsi que des édifices plus récents, construits entre 1946 et 1980.

Parmi les immeubles affichant une valeur patrimoniale exceptionnelle, mentionnons la Maison Chaboillez, 32, rue Saint-Charles Ouest, et la Maison de la Culture Marcel-Robidas, soit l’ancien hôtel de ville de Longueuil, 300, rue Saint-Charles Ouest, dans le Vieux-Longueuil.  

Également dans le Vieux-Longueuil, le couvent des Sœurs des Saints Noms de Jesus et de Marie, 80, rue Saint-Charles Est, récemment acquis par la Ville, affiche aussi une valeur patrimoniale exceptionnelle.

Des analyses statistiques ont également permis d’identifier plusieurs bâtiments anciens qui n’avaient pas encore fait l’objet d’une caractérisation, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du site patrimonial. Cette démarche s’inscrit dans le rôle que peuvent jouer les municipalités pour documenter et mieux faire connaître leur patrimoine, en réalisant des études et en identifiant les immeubles à protéger.

L’adoption de cet inventaire régional entraînera par ailleurs un changement important sur le plan réglementaire. Elle mettra fin aux mesures transitoires actuellement en vigueur, qui obligent à soumettre au ministère de la Culture toute demande de démolition visant un bâtiment construit avant 1940. Une fois l’inventaire en place, cette responsabilité reviendra plutôt au conseil d’agglomération, qui devra évaluer les autorisations accordées par les municipalités liées.