Les Jardins à partager, un projet d’agriculture urbaine bien implanté à Saint-Hubert, amorcent une nouvelle étape de leur développement en s’associant à la Société d’agriculture urbaine de Longueuil (SAUL).
Dans un contexte où plusieurs organismes communautaires doivent composer avec une hausse de la demande et des ressources limitées, les responsables du projet ont choisi de miser sur une structure plus spécialisée afin d’assurer leur croissance à long terme.
«L’objectif n’est pas de se faire remplacer, mais plutôt de structurer sa croissance, mutualiser les expertises et assurer sa pérennité dans un contexte de plus en plus exigeant», explique Laurence Laberge, coordonnatrice des Jardins à partager Saint-Hubert.
Selon elle, cette collaboration permettra de renforcer la résilience alimentaire sur le territoire tout en préservant l’identité du projet. Les Jardins à partager continueront d’être pilotés par le comité de concertation Du jardin au marché, tandis que La Bouffe du Carrefour conservera son rôle de fiduciaire.
«En demeurant fiduciaire du projet, nous assurons la stabilité et la pérennité d’une initiative qui place le droit à l’alimentation au cœur de son action. Cette nouvelle collaboration vient consolider un travail collectif essentiel pour répondre aux besoins alimentaires de notre communauté», affirme la directrice de La Bouffe du Carrefour, Lysa Villeneuve.
Un rôle accru pour la SAUL
Pour Olivier Ricard, directeur de la SAUL, ce rapprochement permettra de mettre davantage à profit l’expertise développée par son organisation dans le domaine de l’agriculture urbaine.
Il souligne toutefois que le développement de nouveaux projets dépend largement de l’appui municipal. Selon lui, la Ville joue un rôle central puisqu’elle contrôle l’aménagement du territoire et l’utilisation des espaces publics.
M. Ricard rappelle que la politique municipale en agriculture urbaine est arrivée à échéance. En l’absence d’un nouveau cadre, aucun budget n’est actuellement prévu pour soutenir ce secteur.
La SAUL ne réclame cependant pas de subventions pour ses activités. Son directeur souhaite plutôt conclure des ententes de service avec la Ville afin d’offrir davantage de projets et d’activités aux citoyens.
À ses yeux, l’agriculture urbaine représente un outil concret pour accroître l’autonomie alimentaire des communautés, favoriser l’engagement citoyen et renforcer la résilience des quartiers. Il espère donc que Longueuil adoptera une nouvelle politique assortie d’un cadre de gestion permettant de soutenir le développement d’initiatives accessibles à l’ensemble de la population.

