Les organismes de Longueuil se mobilisent autour du mouvement Le communautaire à boutte, qui réclame une indexation et un rehaussement significatif récurrent du financement à la mission dans les budgets gouvernementaux. Une grève du milieu s’étendra du 23 mars au 2 avril à travers le Québec.

Parmi les porte-paroles officiels du mouvement provincial, on compte le directeur général du Centre d’action bénévole Trait d’Union, Mathieu Gélinas, ainsi que l’intervenante communautaire au Centre des femmes de Longueuil, Sophie Tétrault-Martel.

«Nous demandons au gouvernement du Québec de prendre des engagements financiers clairs et durables. Nous invitons également tous les partis politiques à prendre position publiquement et à préciser leurs engagements envers le milieu communautaire», signifie Mme Tétrault-Martel.

Le mouvement Le communautaire à boutte réclame des conditions de travail «décentes», un financement «suffisant» à la mission, ainsi qu’une pleine reconnaissance des organismes.

La protection de l’autonomie et la fin du financement précaire, ainsi qu’un engagement clair à investir dans le modèle communautaire sont aussi de la liste de leurs demandes.

La mobilisation culminera le 2 avril, lors d’un rassemblement de travailleurs du milieu communautaire devant l’Assemblée nationale à Québec.

«Ça fait des semaines que nous constatons que la classe politique manque clairement de considération envers le travail des groupes communautaires. Combien de groupes devons-nous encore mobiliser ? Doit-on toujours prendre la rue au Québec pour être pris au sérieux et entamer des discussions officielles avec les représentants du gouvernement?» lance le co-porte-parole Mathieu Gélinas.