Du 13 novembre au 22 janvier, Mathieu Lévesque présentera ses oeuvres au centre d’art actuel Plein sud.

L’exposition Les monochromes légers regroupe une série de tableaux fabriqués à partir de panneaux de polystyrène récupérés et découpés sur lesquels des faux finis de marbre sont appliqués pour générer un effet de trompe-l’œil.

Ces œuvres, réalisées sur des toiles non rectangulaires, de type shaped canvas, soulignent formellement l’intérêt de Mathieu Lévesque pour la matérialité de la peinture et le processus de création.

Le rapprochement entre le marbre et le polystyrène permet de sonder l’histoire de la culture matérielle et de survoler conjointement celles de l’architecture, de la sculpture et de la peinture, tout en mettant en évidence la dualité entre l’art noble et l’art populaire.

Tandis que le marbre est un matériau de construction solide et précieux employé depuis l’Antiquité pour ériger des bâtiments iconiques et façonner des œuvres canoniques, le polystyrène est un matériau pétrochimique de synthèse, léger et bon marché, servant principalement d’isolant. Son utilisation comme surface picturale renvoie au caractère éphémère des objets contemporains, notamment à la fragilité des œuvres, mais également à la pérennité de leur matière non périssable.

Brisant l’abstraction des tableaux, de petites figures aux expressions diverses y sont dessinées, tels des graffitis. Ces dernières, dont on ne voit que les yeux et la bouche, semblent à la fois vulnérables et issues d’un monde parallèle.

Mathieu Lévesque est diplômé de l’UQAM en arts visuels et médiatiques, en plus d’avoir fait des études en histoire de l’art. Depuis deux décennies, son travail en peinture, en sculpture, en installation et en art public a été exposé au Québec, au Canada, aux États-Unis, en Allemagne et en Belgique. Il est membre actif de la communauté artistique en tant qu’artiste, commissaire, membre de différents jurys, enseignant, peintre scénique et graffiteur.

(Source : Plein sud)