C’est sous un ciel nuageux vers 8h30 lundi matin que le vol inaugural de Porter Airlines reliant le MET – Aéroport métropolitain de Montréal à Vancouver a été salué par un impressionnant corridor d’eau créé par les camions du service incendie aéroportuaire. Cette tradition bien ancrée dans l’industrie aérienne marque généralement les grands moments de la vie d’un aéroport ou d’un transporteur.
Dès aujourd’hui, Porter Airlines propose onze destinations canadiennes au départ de Saint-Hubert, dont Vancouver, Edmonton, Toronto et Halifax. Le nouveau terminal, d’une superficie de 21 000 m², comprend neuf passerelles d’embarquement ainsi que 900 sièges répartis dans les aires d’attente.
Dans une file, trois hommes de Saint-Édouard-de-Napierville s’apprêtaient à quitter pour les Îles-de-la-Madeleine, une destination offerte par la compagnie aérienne québécoise Pascan. «C’est notre première fois ici. C’est très bien. Ça nous évite de traverser Montréal», de lancer l’un d’eux.
Derrière eux, dans la même file, un couple accompagné du chat Léon se préparait également à monter dans l’avion. «On est de Boucherville. On a seulement mis vingt minutes à venir ici. C’est super», indique François Pierre.
Une quinzaine de départs et d’arrivées étaient prévus pour cette première journée.
Acceptabilité et accessibilité
Le président par intérim du MET – Aéroport métropolitain de Montréal, Simon-Pierre Diamond, a d’abord tenu à remercier toutes les personnes de l’aéroport et de la Ville de Longueuil qui ont contribué au dossier au cours des trois dernières années.

«Nous n’avons pas été un client facile», a-t-il lancé avec le sourire, évoquant au passage les attentes légitimes de la Ville de Longueuil à plusieurs égards. «Nous sommes fiers de constater que 80 % de la population de la Rive-Sud de Montréal appuie le projet du MET.»
Le président et chef de la direction du Terminal YHU, Charles Roberge, a quant à lui affirmé que cet ambitieux projet transformerait durablement le transport aérien dans le Grand Montréal.
«Dès le départ, nous avons voulu créer une expérience client exceptionnelle, plus simple, plus fluide et plus humaine. Nous sommes extrêmement fiers d’accueillir nos premiers passagers dans cette nouvelle porte d’entrée sur Montréal», a-t-il déclaré.
Même enthousiasme du côté de Pascan Aviation. Son copropriétaire, vice-président exécutif et chef de la direction financière, Yani Gagnon, a parlé d’une journée historique pour l’entreprise, établie à Saint-Hubert depuis vingt ans.
«Avec l’ouverture du nouveau terminal et notre entente commerciale avec Porter, nous pouvons aujourd’hui bonifier notre desserte aérienne et offrir davantage d’options aux voyageurs régionaux», a-t-il souligné.
S’exprimant en français, le chef de la direction de Porter Airlines, Michael Deluce, est revenu sur les onze nouvelles destinations désormais accessibles depuis Saint-Hubert. Ces nouvelles liaisons contribueront, selon lui, à renforcer «non seulement les connexions aériennes, mais aussi l’économie et le tourisme».

Des retombées positives pour Longueuil
Invitée à prendre la parole, la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, a provoqué les rires de l’assistance en soulignant le plaisir qu’elle éprouvait à entendre un dirigeant d’une compagnie aérienne anglophone s’exprimer en français; une remarque perçue comme une allusion au président d’Air Canada, Michael Rousseau, dont l’unilinguisme anglais a fait couler beaucoup d’encre.
La mairesse a ensuite insisté sur les mesures prises pour assurer l’acceptabilité sociale du projet. «Les vols de nuit sont interdits, les heures d’exploitation sont encadrées et des capteurs de qualité de l’air ont été installés», a-t-elle rappelé. Elle a également évoqué les travaux routiers de 8,2 M$ qui seront financés par le promoteur afin d’améliorer la fluidité de la circulation dans le secteur.
Les retombées positives seront nombreuses pour Longueuil selon la mairesse Catherine Fournier (Photo : Sylvain Daignault)

Les nouvelles installations devraient par ailleurs générer plus de 6 M$ de revenus fonciers annuellement pour la Ville.
«L’ouverture de ce nouveau terminal donnera une impulsion économique réelle à notre région, en nous connectant aux grandes villes canadiennes et en renforçant la fiabilité de nos liaisons vers les différentes régions du Québec», a ajouté Mme Fournier. Selon elle, cette nouvelle porte d’entrée contribuera aussi à accroître l’attractivité de la zone d’innovation en aérospatiale auprès des entreprises qui envisagent de s’y établir.

Enfin, la ministre du Tourisme du Québec, Amélie Dionne, a affirmé que le MET – Aéroport métropolitain de Montréal jouera un rôle important dans la croissance de l’industrie touristique et dans le dynamisme économique du Québec dans son ensemble.
À court terme, l’activité du MET repose principalement sur les quelque 20 départs quotidiens de Porter Airlines, soit environ 40 mouvements d’avions par jour en incluant les arrivées. Conçu pour accueillir jusqu’à 4 millions de passagers annuellement et doté de neuf portes d’embarquement, l’aéroport mise toutefois sur une croissance soutenue de ses opérations au cours des prochaines années, à mesure que de nouveaux transporteurs viendront s’y établir.
Un contresens éconimique selon la Coalition Halte Air
Dans son communiqué, la Coalition Halte Air Saint-Hubert affirme que l’expansion de l’aéroport a été imposée à la population malgré les consultations publiques de 2022 et soutient qu’aucune évaluation indépendante de ses impacts n’a été réalisée. Elle qualifie le projet de contresens économique, environnemental et sanitaire, allant jusqu’à dénoncer un « amateurisme » dans sa réalisation.
Le regroupement accuse également la Ville de Longueuil de s’être montrée trop favorable aux intérêts de l’industrie aéronautique et laisse entendre que certains médias ont offert une tribune privilégiée aux promoteurs du projet. La Coalition reproche en outre aux élus de la CAQ et du PLQ leur manque de cohérence en matière de lutte contre les changements climatiques.
La Coalition prétend que le nouveau terminal dépendra durablement des fonds publics pour assurer sa viabilité financière. Sans présenter de démonstration détaillée à l’appui de cette affirmation, la Coalition se dit convaincue que le projet Porter ne pourra survivre sans un soutien continu des contribuables et annonce son intention de poursuivre ses démarches afin de documenter les impacts de l’expansion et de réclamer des comptes aux décideurs.


Une belle arche d’eau ? Ca va en prendre beaucouo de l’eau et aussi beaucoup d’argent pris dans les poches des citoyens de Longueuil pour cet aéroport inutile et surtout nuisible pour les citoyens ….des retombés économique ? Avec Toutes les subventions et l’argent de nos bons gouvernement et la ville de Longueuil donnés à ces compagnies aériennes et cet aéroport , c est nous qui finirons comme toujours par payer pour faire profiter les utilisateurs même pas de chez nous qui iront dépenser à Montreal…
Nous les payeurs de taxes de Longueuil ont subira le vacarme déjà insupportable grâce aux écoles de pilotages que les dirigeants de cet aéroport ne sont même pas capable de contrôler et ont respirera l’air rempli de particules fine , la saleté est déjà très visible sur nos maisons et patios , WoW on est-tu chanceux d’avoir un aéroport près de chez nous , vive la pollution , vive les envahisseurs et les profiteurs toutes les villes aimeraient ca donner un beau cadeau comme ca à leurs citoyens …ca les rendrait tellement heureux !
La Coalition Halte-Air Saint-Hubert sera présente au conseil d’agglomération du 18 juin 16h (à l’hôtel de ville de Longueuil) pour dénoncer le projet Porter, un contresens économique, environnemental, climatique et sanitaire.
Nous appelons la population à être présente pour marquer qu’il n’y a pas d’acceptabilité sociale.
Notre dernier communiqué de presse qui explique que la ville de Longueuil s’est soumise au lobby de l’industrie aéronautique est en ligne sur notre site web.
D’abord, il faut rappeler que le nouvel aérogare du MET représente un projet important pour la région. Il permet de mieux utiliser une infrastructure déjà en place, de soutenir l’activité économique locale et d’offrir une alternative complémentaire dans le réseau aérien de Montréal.
L’aéroport est là depuis près d’un siècle. Sa vocation n’a jamais été un mystère : faire voler des avions. S’installer à proximité, puis s’opposer au fait qu’il soit utilisé ou qu’il s’adapte à la réalité d’aujourd’hui, c’est quand même contradictoire. Ça fait vingt ans qu’on voit les mêmes vieilles rengaines usées à la corde.
On ne parle pas d’un projet sorti de nulle part, mais d’une infrastructure existante qui continue de remplir son rôle. C’est tout à fait normal qu’elle évolue, surtout dans une grande région comme Montréal où les besoins en transport aérien existent.
À un moment donné, il faut faire la part des choses : oui, il peut y avoir des ajustements à encadrer, mais non, on ne peut pas demander à un aéroport de rester figé dans le passé simplement parce que le voisinage autour a changé.
Soutenir l’économie local ? faites moi rire …..en détruisant l’environnement des citoyens hypothéquant gravement leurs santé , pire , la santé de nos enfants la saleté sur nos maisons est déjà très visible , l’aéroport était là ….mais pas dans ce format et jamais il n’a été question de ce projet , mensonge , il a sorti de nulle part grâce à des lobbys et des profiteurs ….arrêtez de nous mentir et dire n’importe quoi ! l’évolution c est de respecter l’environnement et les payeurs de taxes ce que plusieurs élus ont oublié , les vrais citoyens deLongueuil en voulais pas de cet éléphant blanc qui gruge des fonds publiques et qui attire les pollueurs indésirables .