Les capteurs de pollution que MET s’est engagé à installer avant le début des activités de la nouvelle aérogare, ne sont pas encore en fonction et rien n’indique pour le moment, que ceux-ci le seront le 15 mai prochain, soit un mois avant l’ouverture de l’aérogare. Nous sommes inquiètes.
Le 26 mars dernier, nous avons transmis un courriel au gestionnaire de l’aéroport ainsi qu’au cabinet de la mairesse pour avoir un suivi sur ce dossier. N’ayant pas eu de réponse, nous sommes allées au Conseil de ville. On nous apprend que les capteurs ne sont pas encore installés.
Pourquoi ces capteurs sont-ils importants?
Nous avons toujours eu des préoccupations face au développement de l’aéroport en lien avec l’augmentation des GES dans un contexte d’urgence climatique, ainsi que pour la santé de la population qui sera inévitablement impactée par l’augmentation de pollution de l’air et du bruit.
Les capteurs permettent d’avoir des informations pour suivre et contrôler ces facteurs le cas échéant. Il est essentiel qu’ils soient installés au moins un mois avant le 15 juin pour avoir une base de comparaison. Nous demandons également que les résultats soient transparents et facilement accessibles. Le MET s’y est aussi engagé.
Quand verrons-nous ces capteurs installés? C’est la santé de la population qui est en jeu.
Est-ce que le MET va honorer ses engagements et faire mentir ceux qui doutent de sa bonne foi?
Les Mères au front – Rive-Sud

Très belle lettre d’opinion ! C’est clair et précis ! Cela fait maintenant deux ans que je me suis présentée au conseil de la ville de Longueuil pour réclamer l’installation de ces capteurs d’analyse de la qualité de l’air (particules fines et ultra fines). Ce qui est important de savoir est que la production de ces particules, surtout les ultra fines, sont produite massivement durant le décolage des avions. Elle sont ainsi transportées par le vent sur plusieurs km! La population de Longueuil et des autres villes seront impactées avec cette population de l’air! Le PUF (particules ultra fines) sont des particules si petites qu’elles franchissent tout les barrières physiologie allant dans le sang, organes, cerveau et même au bébé en développement intra-utérin. Il faut procéder dès maintenant à cette analyse pour avoir le point zéro comme toute recherche scientifique qui se respecte ! Agissons dès MAINTENANT! Il y a URGENCE d’agir pour la santé de tous!
Vraiment désolant de constater que MAF-RS en est rendu à faire plus confiance à la « bonne foi » de l’aéroport et de son administration plutôt qu’à la bonne foi de ceux et celles qui s’opposent depuis le début à son développement!…
Rappelons les faits :
– les capteurs avaient été promis en janvier 2026. Il suffit de relire l’article du Courrier du Sud « Aéroport MET : des capteurs de qualité de l’air installés d’ici janvier ». Une énième promesse non tenue des responsables de l’aéroport.
– les capteurs de qualité d’air sur Montréal-Trudeau appartiennent à la ville de Montréal qui publie les données. On sait que 330 jours par an, la pollution aux particules ultrafines à Montréal-Trudeau dépasse largement les recommandations de l’OMS avec des taux nettement supérieurs à 10.000 particules/cm3.
– mesurer la pollution n’empêchera nullement les conséquences sanitaires néfastes pour des milliers de riverains.
Installer des capteurs ne suffit pas, il faut installer les bons. En effet, on voit venir avec leurs gros sabots les responsables de l’aéroport : ne mesurer que les particules fines PM2.5 et essayer de comparer la pollution de l’aéroport à celle du système routier. Or ce qu’il faut mesurer ce sont les particules ultra-fines PM0.1 : leur nombre, leur taille, la concentration de carbone noir, leur volatilité. La pollution aux particules ultrafines est différente de celle du trafic routier qui fait apparaître des particules de tailles plus grosses et à la signature physico-chimique différente. Par leur petite taille, les particules ultra-fines pénètrent plus loin dans l’organisme et sont plus dangereuses pour la santé, d’où l’importance de les mesurer.
BOF, ce n’est pas important la santé des contribuables! Les revenus générés le sont beaucoup plus! Et en parlant de pollution, je me demande QUAND l’agglo interdira à tout jamais le chauffage au bois! J’habite à côté d’un pollueur qui brûle n’importe quoi dans son appareil ultra sophistiqué et nous toussons tout l’hiver pendant que le bois brûle et délaisse des millions de particules cancérigènes dans l’atmosphère. Pire encore, certains jours, je me crois dans un cendrier à l’intérieur de ma propre habitation, le tout grâce à cette fumée qui pénètre dans mon système de ventilation! Assez!