Les élus de Brossard ont adopté le 26 mai dernier un premier projet de résolution autorisant un important projet résidentiel d’une valeur de 400 M$ du promoteur Plan A, dans le secteur du chemin des Prairies près du Quartier DIX30 et du REM. Le développement pourra comprendre quatre immeubles multifamiliaux de huit étages totalisant jusqu’à 810 logements, soit une densité supérieure à celle normalement permise.

Parmi les dérogations accordées figurent notamment une densité maximale de 228 logements à l’hectare par projet, plutôt que 150, permettant un total maximal de 810 logements.

Le projet pourra également bénéficier d’un dégagement minimal de 5 mètres, au lieu de 6 mètres, entre un bâtiment principal et une ligne de propriété adjacente au chemin des Prairies, ainsi que d’un ratio minimal de 1,2 case de stationnement par logement plutôt que 1,5. De plus, le ratio minimal d’espaces récréatifs est réduit à 12 mètres carrés par logement, comparativement à 40 mètres carrés.

Enfin, l’aménagement d’une dalle à déchets et d’une aire de stationnement à seulement 1,3 mètre d’une ligne arrière de propriété, plutôt qu’à 2 mètres, sera également autorisé.

Brossard tours

Quatre immeubles de huit étages comprenant 810 logements seront construits sur le chemin des Prairies. (Photos: Avis public de Brossard et GoogleMaps)

Pour justifier cette densification, le promoteur devra offrir plusieurs retombées collectives, notamment la cession à la Ville de deux terrains destinés à des parcs représentant 16,5 % du site, une contribution de 250 000 $ à leur aménagement ainsi que l’intégration d’au moins 81 logements abordables, soit 10% du projet.

Le projet devra également inclure un système de séparation et de rétention des eaux grises dans les bâtiments des phases 3 et 4 afin de limiter la pression sur le réseau d’égout sanitaire. Le promoteur assumera aussi les coûts liés à la construction de la rue publique et des infrastructures, au réaménagement d’une intersection, à l’aménagement d’un sentier multifonctionnel et à l’érection d’un mur antibruit.

Parmi les autres conditions imposées figurent la mise en place d’un service d’autopartage comprenant au moins huit véhicules et huit cases réservées, l’aménagement d’espaces de stationnement pour les visiteurs, le respect d’exigences de développement durable et de critères architecturaux précis, ainsi que la préservation maximale des arbres sur le site.

Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) avait recommandé l’approbation du projet après avoir obtenu des précisions sur la viabilité du nombre réduit de cases de stationnement prévues et sur l’offre destinée aux visiteurs et aux fournisseurs de services. L’autorisation accordée sera valide pour une période de huit ans.