En réponse à la lettre ouverte Rififi linguistique à Longueuil de l’auteur Yves Beauchemin, publiée dans notre édition du 15 juillet.
Cher M. Beauchemin,
Dans votre lettre du 15 juillet, vous soulignez l’importance de protéger les intérêts linguistiques d’une minorité francophone de 2% de l’Amérique du Nord. Par contre, ceux de 33% des habitants de Greenfield Park semblent n’avoir aucune importance pour vous. Serait-ce parce que l’on parle ici d’une minorité anglophone? Selon moi, votre argument manque de logique mathématique.
Si mémoire est bonne, l’un des points qui a fait réagir plusieurs instances lors de la fâcheuses décision du gouvernement Harper de modifier les règles lors du dernier recensement était qu’il devenait beaucoup plus difficile d’extraire certaines données, y compris la langue maternelle ou de fonctionnement des citoyens canadiens.
Lors de la dernière élection municipale, j’ai posé la question à M. O’Grady, candidat défait du parti de Mme St-Hilaire, de quelle source venait l’information sur la langue utilisée dans les foyers de Greenfield Park; il n’a pas pu répondre à ma question. Je questionne donc vos affirmations. Nous avons emménagé ici en septembre 2011. Personne ne nous a demandé laquelle des deux langues officielles du Canada – qui, pour le moment demeure le pays que nous habitons – nous utilisons à la maison.
Il me ferait grand plaisir de recevoir réponse de votre part.
André Huot, citoyen bilingue de Greenfield Park
