La ruche d’abeilles installée sur le toit de la propriété de Myriam Circé a valu à la citoyenne de l’arr. de Greenfield Park un constat d’infraction de la Ville de Longueuil. La cause : un tel usage agricole est interdit dans une zone résidentielle. Pourtant, la Ville tolère des projets similaires d’agriculture urbaine sur son territoire, incluant sur le toit d’un de ses bâtiments.

«Ce reproche m’est adressé au motif que je possède une ruche d’abeilles et que le fait de posséder une ruche serait considéré comme un usage agricole», explique Myriam Circé, dans une lettre adressée aux élus.

Mme Circé recense cependant quelques bâtiments où des ruches ont été aménagées : sur le toit du collège Charles-Lemoyne, à la Tour SSQ, au siège social d’Agropur, sur le toit de la Place Longueuil, sur celui des Habitats La Fayette et… celui du Centre culturel Jacques-Ferron, propriété de la Ville.

Tous ces édifices sont situés dans des zones résidentielles où les usages agricoles ne sont pas permis.

La Ville «a l’audace d’émettre un constat d’infraction pour mes agissements qui sont exactement les mêmes que les siens», soulève la citoyenne.

À ses yeux, le constat qu’elle a reçu témoigne d’une «mauvaise foi» et est discriminatoire à son égard. Elle demande qu’il soit annulé, auquel cas elle le contestera.

Cette histoire a été relevée par le président d’arr. de Greenfield Park Robert Myles à la séance du conseil du 19 janvier. Il a expliqué que pour certaines pratiques d’agriculture urbaine, la Ville applique une tolérance et n’émettra un constat que s’il y a une plainte.

«Est-ce que la Ville remettrait une contravention s’il y avait une plainte pour la ruche à la bibliothèque Jacques-Ferron? a-t-il toutefois questionné. Longueuil devrait se conformer à ses règlements et devrait adopter un règlement pour autoriser les ruches urbaines dans un cadre  stricte et responsable.»

Selon Mme Circé, aucune plainte n’a été formulée concernant sa ruche.

«Nous avons demandé la preuve au procureur et il n’y a pas de plainte. J’ai eu vent d’autres cas comme le mien. Il semble que la Ville ait une tolérance variable selon l’aura que cela lui rapporte!» a-t-elle exprimé au Courrier du Sud.

Longueuil a adopté en janvier 2020 une politique d’agriculture urbaine. Une refonte réglementaire est prévue afin de favoriser davantage ces pratiques

Myriam Circé