Le projet Les Jardins à partager de Saint-Hubert pourrait bénéficier d’un financement de 283 436 $ dans le cadre du Fonds québécois d’initiatives sociales.
Lors de la séance du conseil d’agglomération de Longueuil du 28 mai, les élus ont recommandé à la Table de concertation régionale de la Montérégie, mandataire de l’Alliance pour la solidarité de la Montérégie 2024-2029, d’approuver la demande présentée par La Bouffe du Carrefour.
Le projet s’inscrit dans une démarche visant à améliorer durablement la sécurité alimentaire tout en renforçant le tissu social local. Grâce à des jardins collectifs, des potagers et des bacs de culture, il offre aux citoyens n’ayant pas accès à un terrain ou disposant de moyens financiers limités la possibilité de produire leurs propres aliments.
Au-delà de la culture maraîchère, l’initiative prévoit également des ateliers d’autonomisation portant sur la production alimentaire, l’entretien écologique des cultures, la transformation et la préparation des aliments.
Les promoteurs estiment que ces apprentissages contribueront à renforcer l’autonomie alimentaire des participants et à favoriser l’adoption de pratiques plus saines, accessibles et locales.
Besoins grandissants
Les données du Portrait social de Saint-Hubert 2025 démontrent l’importance des enjeux liés à la sécurité alimentaire sur le territoire.
Selon ce document, 14,5 % des personnes vivant seules éprouvent des difficultés à maintenir une routine alimentaire saine. Environ 4075 personnes vivent en situation de pauvreté, principalement dans les secteurs Laflèche et Iberville.
Par ailleurs, au moins 2391 ménages ont eu recours à des services de dépannage alimentaire, ce qui représente 9282 personnes, dont 3788 enfants.
Mobilisation
Le projet repose sur une collaboration entre plusieurs organismes et institutions, dont La Croisée, la Société d’agriculture urbaine de Longueuil, la Société d’horticulture et d’écologie de Longueuil, la Jardinothèque de la bibliothèque Raymond-Lévesque ainsi que différents acteurs du milieu.
Le financement demandé servira notamment à soutenir une ressource chargée de coordonner les activités sur le terrain, à planifier les actions avec les partenaires et à assurer le maintien d’espaces nourriciers collectifs accessibles aux citoyens.
Le projet doit se dérouler du 30 août 2026 au 31 mars 2029.

