Le programme d’immersion anglaise de 6e année de l’école primaire Mille-Fleurs à Longueuil pourrait être en péril et des parents se mobilisent pour le sauver. Une pétition a été lancée en ce sens et près de 600 personnes l’ont signée en vue d’un vote important pour l’avenir du programme, le 22 avril.
Le 25 mars, lors du conseil d’établissement de l’école, le retrait permanent du programme a été confirmé dès l’année scolaire 2026-2027. Une décision « lourde de conséquences», expriment des parents dans la pétition.
Parmi ceux-ci, Martin Carmel déplore cette décision.
«L’école des Mille-Fleurs a toujours eu bonne réputation et le programme d’immersion fait partie de son identité», estime-t-il.
Celui-ci souligne que deux de ses enfants ont participé et au programme et que pour l’un d’entre eux, «le programme a fait toute la différence entre réussir son anglais enrichi ou échouer et se faire retirer du programme PEI à l’école André-Laurendeau après son secondaire 1».
Celui-ci, qui a également une fille en 5e année, déplore d’avoir été mis «devant le fait accompli», alors qu’il est trop tard dans l’année scolaire pour l’inscrire ailleurs.
Toutefois, la décision prise le 25 mars pourrait être revue. Un conseil extraordinaire du conseil d’établissement doit avoir lieu le 22 avril, à 18h, où un vote sur le maintien ou de l’abolition du programme d’immersion doit être effectué.
Charge de travail
L’une des principales raisons derrière le retrait possible du programme serait la charge de travail pour les enseignants.
Le programme d’immersion fait en sorte que les élèves passent une moitié de l’année en anglais et l’autre moitié à faire un condensé des autres matières en français. De plus, les classes d’immersion attireraient principalement les élèves «forts», et donc les élèves en difficulté ou ayant des besoins particuliers seraient concentrés dans les classes régulières.
Martin Carmel reconnait certes ces défis, mais estime que la 6e année est surtout une révision de la 5e année et croit que de fermer le programme revient à «niveler par le bas».
«La seule solution gagnant-gagnant est d’avoir du support supplémentaire pour les enseignants qui n’ont pas les classes d’immersion», soutient-il.
*MISE À JOUR
Le 22 avril, la conseil d’établissement de l’école des Mille-Fleurs a voté à 7 contre 5 en faveur de l’abolition du programme d’immersion.
«Aucun compromis n’a été proposé par l’équipe école comme maintenir au moins une classe d’immersion pour l’année 2026-2027. C’est une bien triste nouvelle pour notre école et pour le réseau public», se désole Martin Carmel.


Au Québec c’est en français qu’il faut d’ailleurs parfaire.
L’immersion anglophone est loin d’être prioritaire
Ce n’est pas d’être bilingue (français/anglais) qui m’empêche d’être québécoise, au contraire, c’est un atout!
Les programmes comme ceux-ci donnent une belle opportunité aux élèves de s’épanouir. Le Québec devrait continuer ces programmes et aller de l’avant au lieu de niveler vers le bas.
Il est important pour les élèves de pouvoir apprendre l’anglais , que l’on veuille ou non , c’est la langue internationale et si l’on veut que nos jeunes puissent s’épanouir et obtenir des postes cadres, alors ils se doivent de connaître d’autres langues ( l’espagnol devrait également être au progamme )
M. Drap
La triste réalité est que la plupart des école primaires ont environs une heure d’anglais par semaine, qui n’est pas assez pour créer une fondation solide pour le secondaire. Le gouvernement dit qu’il veut promouvoir l’apprentissage du français, qui est sans doute, essentiel, mais il coupe les budgets pour les programmes de francisation. Est-ce logique et cohérent?