Le nouveau maire de Saint-Lambert, Loïc Blancquaert, s’était engagé à un gel de taxes pour la portion locale du budget 2026. Il a tenu promesse. Cependant, l’avis d’imposition des Lambertois augmentera tout de même de 3,27% afin de combler la hausse des dépenses de l’agglomération de Longueuil.

Ainsi, pour la maison moyenne à Saint-Lambert – évaluée à près de 1,1 M$ – la hausse de taxes est chiffrée à 257$. Une augmentation légèrement au-delà de l’inflation, estimée à 2,2% entre septembre 2024 et août 2025 dans les régions de Montréal et Québec.

Le directeur des finances de Saint-Lambert, Maxime Marquis, a expliqué que la hausse de la portion pour la quote-part à l’agglomération de Longueuil et à la Communauté métropolitaine de Montréal est de 6,42%. Le gel de taxes de la portion locale fait ainsi en sorte que la hausse se limite à 3,27%.

Cela se répercute notamment sur le budget de la Ville, dont l’augmentation est la plus petite des quatre dernières années (74,2 M$ en 2025 à 76,8 M$ en 2026). Ainsi que sur le Plan triennal d’immobilisations 2026-2027-2028, où les dépenses prévues pour les trois prochaines années ont diminué d’environ 5 M$ par rapport à la planification précédente.

«Le gel de taxes n’est pas un objectif en soi, mais c’est annonciateur d’une rigueur budgétaire et ça va se maintenir pendant les quatre prochaines années. On va constamment regarder nos possibilités d’optimisation», a déclaré M. Blancquaert.

Celui-ci a également expliqué que la hausse des dépenses à l’agglomération était entre autres due à la nouvelle convention collective des pompiers. «Les pompiers ont eu de bonnes augmentations et on ajoute 20 pompiers supplémentaires, pour se conformer au schéma de couverture de risque», a-t-il mentionné, évoquant également «de gros investissements à venir», comme celui de l’usine d’épuration.

Ventes de maisons et permis de construction

Parmi les revenus, c’est encore une fois la taxe foncière qui prend la plus grande part (77,66%).

La Ville prévoit également une augmentation de 1,1 M$ des revenus liés aux transactions immobilières (droit de mutation). Des revenus qui ont permis à Saint-Lambert d’obtenir d’importants surplus au cours des dernières années.

«C’est un poste où il faudrait une boule de cristal pour savoir ce qui va se passer, mais à Saint-Lambert, dans les dernières années, on a toujours dépassé les projections budgétaires. Chaque année, je m’efforce à dire que ça va ralentir éventuellement. Les chiffres me donnent tort, mais au moins, ils me donnent tort du bon côté!» a lancé M. Marquis, tout en maintenant qu’il faut rester prudent.

L’autre source de revenus qui devrait augmenter dans la prochaine année est celle des permis en urbanisme, en particulier ceux des gros projets. La Ville anticipe des demandes de permis pour une valeur de travaux estimée à 110 M$.

«On anticipe une hausse des revenus liés à ces permis de 590 000$», a noté M. Marquis, soulignant également une augmentation prévue de 185 000$ pour d’autres types de permis, comme celui de démolition.

Du côté des dépenses, la quote-part à l’agglomération devrait augmenter de 1,4 M$. Des dépenses supplémentaires sont aussi projetées pour bonifier des travaux de resurfaçage de rues ainsi que d’entretien et réparation d’aqueducs et égouts. En parallèle, un poste vacant aux communications ne sera pas pourvu.  

Réfections et skatepark : 5 projets pour 2026

La Ville a adopté son Plan triennal d’immobilisations (PTI) en même temps que son budget.

Dans ce grand plan qui projette les dépenses en immobilisations dans les trois prochaines années, cinq projets comptent pour environ 80% des dépenses prévues en 2026 :

  • Réfection de l’avenue Hickson et du boul. Union (10 M$)
  • Réfection de l’avenue d’Isère et de la rue de Namur (3 M$)
  • Programme de réfection routière (2,5 M$)
  • Remplacement de la surface synthétique du terrain du parc de la Voie maritime PVM 1 (1,5 M4)
  • Réaménagement du planchodrome (skatepark) en espace extérieur multisport, incluant une piste à rouleaux (pumptrack)

M. Blancquaert a indiqué que les investissements pour les plateaux sportifs et pour la réfection routière ont été bonifiés; une demande des citoyens durant sa campagne électorale, a-t-il affirmé.

Si le PTI demeure un document de planification, son taux de réalisation est plutôt bon, a indiqué M. Marquis : «je n’ai pas les données exactes, mais je me souviens d’un rapport de Raymond Chabot qui faisait état d’environ 75%, 80% de taux de réalisation, ce qui est excellent».