La Table de concertation régionale de la Montérégie (TCRM) fait entendre sa voie dans la présente campagne électorale. Elle réclame que le poids démographique de la région et son apport à l’économie métropolitaine soient reconnus et que les investissements gouvernementaux soient à la hauteur.

Il s’agit de l’une des priorités de la plateforme «Reconnaître la Montérégie : le garde-manger du Québec ne peut plus être servi en dernier», dévoilée le 11 septembre à l’hôtel de ville de Longueuil.

«Notre région ne doit plus être considérée comme une périphérie, mais doit être reconnue à juste titre comme un levier économique majeur pour la région métropolitaine et pour le Québec», a exposé la présidente de la TCRM et mairesse de Longueuil Catherine Fournier.

Elle insiste : ce poids démographique et le vaste territoire agricole de la Montérégie doivent se traduire dans les services et décisions du gouvernement du Québec.

«Le prolongement de l’autoroute 20 dans Vaudreuil-Soulanges ne peut plus attendre. Il faut aussi convenir rapidement des interventions nécessaires pour améliorer la fluidité de l’autoroute 30, qui relie le futur terminal du port de Montréal à Contrecoeur, l’Aéroport métropolitain de Montréal à Longueuil et les marchés ontarien et américain», a fait valoir à cet égard Patrick Bousez, vice-président de la TCRM et préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges.

La TCRM estime que les responsabilités confiées aux municipalités et MRC devraient être accompagnées des ressources nécessaires. Elle propose une table permanente d’échanges avec le ministre responsable de la région afin d’assurer le suivi des priorités.

BAPE sur l’eau

La TCRM demande que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se penche sur l’avenir et la gestion de l’eau, dans le contexte du vieillissement des infrastructures d’eau, de la pression sur les eaux souterraines et des inondations.

Elle suggère par ailleurs la mise en place d’un chantier régional pour planifier les investissements prioritaires dans les infrastructures d’eau potable et d’eaux usées.

«Les pénuries d’eau et la pression sur les nappes phréatiques ne peuvent plus être abordées dossier par dossier. Les usages municipaux, agricoles et industriels se côtoient, sans que leurs effets cumulatifs et la capacité de recharge soient suffisamment documentés, a signifié Lise Michaud, préfète de la MRC de Roussillon. Un mandat national du BAPE permettrait de mener une analyse publique, indépendante et intégrée, d’entendre les territoires et d’éclairer des décisions durables pour l’ensemble du Québec.»

La TCRM demande de plus d’accélérer la cartographie des zones inondables dans les territoires non couverts par la Communauté métropolitaine de Montréal.

Le regroupement établit comme troisième priorité la reconnaissance des patrimoines naturels, bâtis, paysagers, archéologiques, industriels, agricoles et immatériels comme des leviers de développement territorial.

Elle demande un appui à la mise en commun des connaissances et l’établissement d’une feuille de route et de leviers financiers pour le Centre de conservation et de recherche en archéologie de la Montérégie.