La pharmacie sous la bannière Familiprix à Saint-Isidore vend les produits menstruels au prix coûtant jusqu’au 31 décembre. Les pharmaciens propriétaires se joignent à un mouvement né à Shawinigan, en soutien à l’iniquité à laquelle font face les femmes.

D’ici la fin de l’année, les femmes réaliseront des économies variant de 20 % à 30 % à l’achat de serviettes sanitaires, tampons, coupes menstruelles et tout autre produit hygiénique, indique le pharmacien propriétaire Jean-David Parent.  

«Cette marge de profit, on a choisi de l’éliminer. Le mouvement nous a tout de suite touchés. C’est une iniquité qui persiste encore. Au gouvernement, il n’y a pas d’aide financière pour ces produits», soutient-il.

Dans la région, d’autres pharmacies ont emboîté le pas au Familiprix Extra Michaël Tourigny à Shawinigan. C’est le cas du Familiprix à Kahnawake, du Familiprix sur la rue O’Keefe à Salaberry-de-Valleyfield, de la pharmacie indépendante voisine de la Clinique médicale des bâtisseurs à Salaberry-de-Valleyfield ainsi que de Familiprix à Saint-Polycarpe, peut-on apercevoir sur une carte en ligne. Bien qu’absent sur la carte, le Familiprix à Beauharnois mentionne s’engager dans le mouvement sur sa page Facebook.

Dans une pétition est en ligne, les pharmaciens propriétaires demandent à Québec de poser des actions, dont la mise en place d’un plan contre la précarité menstruelle. La pétition sera déposée à l’Assemblée nationale le 11 juin.

En offrant les produits menstruels au prix coûtant, Jean-David Parent espère «faire partie de la solution» qui conduira à un engagement à l’échelle provinciale. Pour venir en aide à leur population, certaines municipalités, dont la Ville de Beauharnois, et des MRC, dont celle de Roussillon, offrent des subventions à l’achat de produits hygiéniques lavables.