À la base, Maryse Couture ne se voyait pas faire sa carrière dans l’entreprise familiale Toiture Couture, dirigée par son père Laurent. «J’ai toujours dit que je ne travaillerais jamais avec mon père!» lance-t-elle en riant. Une occasion est toutefois venue et, de fil en aiguille, elle a monté les échelons jusqu’à reprendre les rênes de l’entreprise.

Cela fait ainsi cinq ans que Maryse Couture a repris l’entreprise fondée par son père et ses deux oncles en 1981 dans l’arrondissement de Saint-Hubert à Longueuil.

Maryse Couture (photo gracieuseté)

«C’était super important pour moi d’avoir mon propre métier. Je ne voulais pas être là parce que je suis «la fille de…». Alors, j’ai étudié en comptabilité, j’ai travaillé en cabinet comptable, mais je n’ai pas aimé ça. Ce n’était pas pour moi. Ensuite, il y a eu un poste ici et je me suis dit : «j’ai mon métier, ils ont besoin de moi, je l’essaie!» raconte-t-elle.

En fin de compte, la diversité des tâches en PME lui a plu et elle s’est fait une niche bien à elle. «On s’est bien entendu!» confirment d’ailleurs le père et la fille.

Maryse Couture a ensuite pris la présidence en 2014, puis est devenue actionnaire en janvier 2021.

Toiture Couture se spécialise dans les projets de réfection et d’entretien de toitures commerciales, industrielles et institutionnelles, comme des usines, centres commerciaux ou écoles. L’entreprise a notamment réalisé des travaux chez ABI et Pratt & Whitney.

Elle a à la fois une expertise pour les réfections complexes comme pour les plus petits travaux. «On fait de l’entretien parce qu’on croit beaucoup à ça. Parce que si tu entretiens ton toit, ça va durer beaucoup plus longtemps», note la PDG.

Entrepreneur… et mentor !

Laurent Couture (photo gracieuseté)

Si Laurent Couture n’est plus impliqué dans le quotidien de Toiture Couture, il reste tout de même engagé dans la communauté d’affaires, fort d’une quinzaine d’années à œuvrer comme mentor au programme de mentorat de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud. Il a d’ailleurs récemment écrit un livre sur le sujet, «La Boussole du mentor».

«C’est le livre que j’aurais aimé avoir quand je suis devenu mentor et c’est aussi une façon de présenter le mentorat tel qu’on le pratique au Québec, qui est unique. C’est un peu une synthèse de toutes les formes d’accompagnement», résume-t-il.

M. Couture décrit le mentorat comme «un accompagnement libre», dont l’objectif n’est pas de donner des conseils, mais de devenir un partenaire de réflexion.

«Le gain principal du mentorat, c’est de briser l’isolement. Quand tu es entrepreneur, t’as une certaine vision, une ligne d’horizon, mais c’est toujours un petit peu flou et ce n’est pas le genre d’affaires dont tu parles avec ton chum ou avec tes copains à la brasserie. Tandis que quand tu parles avec quelqu’un qui l’a vécu, tu te sens écouté, ça t’aide à clarifier tes idées. Ça place des morceaux du puzzle», illustre-t-il.

L’accompagnement dure généralement deux ans, à raison d’une rencontre par mois. M. Couture a accompagné une vingtaine d’entrepreneurs avec le programme.

«Un bon mentor peut accompagner à peu près n’importe qui!» assure-t-il.