Pour s’attaquer à la montée de la violence armée chez les jeunes et aux nombreuses agressions survenues dans les alentours de l’école secondaire Antoine-Brossard l’an dernier, le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) et les écoles, entre autres, avaient déployé de multiples mesures pour endiguer le phénomène. Depuis la rentrée, la surveillance et l’approche terrain demeurent privilégiées.

En cette rentrée, «il serait imprudent de spéculer» sur une quelconque anticipation d’un retour de comportements problématiques, prévient l’agent-relationniste du SPAL François Boucher.

«Nous savons toutefois que certains conflits entre jeunes peuvent évoluer rapidement et parfois se prolonger à l’extérieur du cadre scolaire. C’est pourquoi nous maintenons une surveillance constante de la situation en collaboration avec nos partenaires et adaptons nos déploiements en fonction de l’évolution du contexte», avance-t-il.

Le SPAL dit poursuivre son approche de prévention, de proximité et de visibilité sur le terrain, entre autres par de la présence policière près de différentes écoles secondaires.

Ce déploiement est établi en fonction de «l’analyse des renseignements disponibles, les besoins identifiés et les demandes exprimées par les milieux scolaires».

L’objectif est de rassurer tant les élèves, le personnel que les parents et les personnes gravitant autour des établissements. 

Des policiers RÉSO, des agents en prévention et des intervenantes du Groupe Contact maintiennent des liens avec les jeunes. Ils peuvent intervenir rapidement lors de ces situations préoccupantes. 

Concernant ses interventions dans les secteurs et commerces près des écoles, «le SPAL maintiendra une présence visible aux abords de certaines écoles du territoire lorsque l’analyse de la situation le justifie, signale M. Boucher. Comme c’est le cas depuis plusieurs mois, nos déploiements sont ajustés quotidiennement en fonction des renseignements recueillis et en collaboration avec les milieux scolaires concernés.» 

École Antoine-Brossard

Face à la montée de la violence juvénile (1 personne sur 5 impliquée dans un crime violent dans l’agglomération de Longueuil est âgée de 12 et 17 ans), le SPAL s’est associé à la Maison des jeunes l’escalier en mon temps et au Centre de services scolaire Marie-Victorin. Tous ont lancé en février un appel à la collaboration pour endiguer le phénomène.

Rappelons aussi le SPAL est intervenu à 25 reprises en trois mois durant l’automne 2025, autour de l’école Antoine-Brossard pour des bagarres impliquant plusieurs jeunes, des agressions armées et vols qualifiés sur des personnes. Il s’agissait souvent de cas à l’extérieur de l’école, tels que des méfaits sur des commerces, des menaces et des incivilités près d’établissements.

Le SPAL avait par la suite renforcé sa présence autour de l’école, dans un travail de concertation avec les directions d’école, les intervenants scolaires, les maisons des jeunes, les organismes communautaires et Santé Québec.

Cette année, l’école Antoine-Brossard a interdit aux élèves de première secondaire de cet établissement de sortir sur l’heure du dîner, à l’exception des élèves marcheurs, qui doivent obtenir une autorisation spéciale. La mesure vise à créer l’habitude de demeurer dans l’enceinte de l’école pendant le dîner. 

«Il est important de rappeler qu’une minorité d’élèves est à l’origine des comportements problématiques. La grande majorité adopte un comportement exemplaire», souligne Geneviève Cormier, aux affaires publiques et relations médias du CSS Marie-Victorin.

L’an dernier, le CSS avait ajouté des surveillants et du personnel technique en éducation spécialisée puis avait bonifié l’offre d’activités parascolaires sur l’heure du dîner. Les mesures disciplinaires pour les élèves impliqués dans des incidents à l’extérieur de l’école ont été renforcées.

De plus, deux patrouilleurs du Bureau de la sécurité des personnes et des établissements du CSS effectuent une tournée des écoles secondaires chaque jour et sont sur place sur l’heure du dîner.

Un nouveau comité de cohabitation regroupe des membres de la direction de l’école, du Bureau de la sécurité des personnes et des établissements, d’organismes communautaires, du SPAL, de la Ville de Brossard, de commerçants, ainsi que des parents et des élèves de l’école.

Des intervenants de proximité de la Maison des jeunes l’Escalier de Brossard et de Macadam Sud sont par ailleurs déployés pour rencontrer des élèves et collaborer à la mise en place d’initiatives.

Pour transmettre toute information sur des activités de nature criminelle : Ligne Info-Azimut 450 646-8500 ou Info-Azimut | Ville de Longueuil.