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Depuis le début de la rentrée scolaire, le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) est intervenu près de 25 fois autour de l’école Antoine-Brossard, à Brossard. Bagarre impliquant des dizaines de jeunes, agressions armées, vols qualifiés sur des personnes. Le problème est si important que le SPAL doit maintenant intensifier sa présence autour de l’école.

Une multiplication d’incidents, incluant aussi des méfaits sur des commerces, des menaces et des incivilités près d’établissements, sont notés par les policiers.

Devant ces problèmes persistants, mais aussi une gradation de la violence lors de rassemblements et un sentiment d’insécurité dans le secteur, une opération concertée a été lancée.

Celle-ci inclut le SPAL, mais aussi le Centre de services scolaire Marie-Victorin, le Réseau de transport de Longueuil et la Maison des jeunes l’Escalier en mon temps.

L’objectif : ramener le calme autour de l’école.

Rassurer le quartier

Ainsi, pour une période indéterminée, les policiers seront davantage présents autour de l’école, en plus de six intervenants de la Maison des jeunes.

«On ne peut tolérer qu’un groupe de jeunes viennent perturber le quotidien des résidents et des commerçants du secteur, ainsi que celui de la grande majorité des 1600 élèves de l’école qui ont un comportement irréprochable», écrit le SPAL, en réponse aux questions du Courrier du Sud.

Une quarantaine de commerçants ont d’ailleurs été rencontrés en amont de l’opération.

De plus, une lettre conjointe du SPAL et du Centre de services scolaire a été envoyée à tous les parents de l’école afin de les sensibiliser à la situation et à les inviter à discuter avec leurs enfants.

Parmi les intervenants impliqués : des agents RÉSO, de la prévention, de la patrouille spécialisée, ainsi que les sections du renseignement, de la brigade d’intervention multidisciplinaire et des enquêteurs.

Le SPAL affirme que l’opération est la première «d’une série d’interventions de même nature à cet endroit». «Notre priorité dans le cadre de cette opération est la sécurité des jeunes, des commerçants et des citoyens», indique le SPAL. 

Un engagement de l’école

Le Centre de services scolaire Marie-Victorin confirme avoir reçu plusieurs signalements à propos d’incidents autour de l’école Antoine-Brossard et reconnaît qu’il s’agit d’une situation préoccupante.

«L’école Antoine-Brossard et le CSS Marie-Victorin s’engagent à accompagner les jeunes dans le développement de comportements responsables», affirme Geneviève Cormier, des relations médias du CSS.

Celle-ci note que des activités de sensibilisation ont été menées auprès des élèves depuis le début de l’année et que des communications ont également été transmises aux parents.

«Par ailleurs, conformément au Plan de lutte contre l’intimidation et la violence de l’école Antoine-Brossard, […] plusieurs élèves ont été rencontrés, sanctionnés, et leurs parents ont été contactés pour assurer le suivi», poursuit-elle.

Pour sa part, le RTL dit avoir observé des comportements inappropriés à bord de certains autobus, en particulier sur les lignes scolaires intégrées 640, 656, 660 et 664 de l’école Antoine-Brossard.   

Il relève notamment du bruit excessif, des propos irrespectueux, des objets lancés et l’utilisation abusive de la sonnette d’embarquement. «Ces comportements contreviennent ainsi à nos règlements et nuisent à la sécurité», indique Laurence Plourde-Mainville, conseillère aux affaires publiques du RTL.

C’est dans ce contexte que la société de transport a joint l’opération concertée. Rappelons qu’il existe 13 lignes scolaires intégrées pour les élèves d’Antoine-Brossard.