BILAN DE MI-MANDAT. L’Île Charron aura sa plage l’an prochain, le Marché public est ouvert à l’année, les coureurs ont pris d’assaut le parc Michel-Chartrand lors du demi-marathon et la Place Charles-LeMoyne a accueilli un premier concert cet été, preuves que le deuxième mandat de l’administration de la mairesse Caroline St-Hilaire est beaucoup plus concret que le premier.
«Au cours du premier mandat, on a fait du ménage, mis nos gens en place, explique la mairesse. Aujourd’hui, on concrétise vraiment nos projets. C’est plus stimulant. Pour l’aéroport, par exemple, il y a avait beaucoup de frictions au cours du premier mandat, ça stagnait. Mais là, ça débloque et on sent qu’on peut vraiment avancer vers la municipalisation. Je suis fière de dire qu’on fait ce qu’on a dit qu’on allait faire.»
Miser sur l’aéroport et les transports
Après la fermeture obligée de la Conférence régionale des élus (CRÉ) et du Centre local de développement (CLD), 2016 sera l’année du développement économique, promet Caroline St-Hilaire.
«Notre plan commence à se confirmer, une nouvelle structure sera créée. On veut concrétiser notre projet de technopôle autour de l’aéroport, développer ce secteur et miser sur l’électrification des transports. Bien sûr, le développement économique est une compétence d’agglomération, donc ça nécessite plus de discussion et de compromis.»
Développer à long terme
Plusieurs projets de plus grande envergure prendront toutefois de nombreuses années avant d’être complétés, notamment parce que plusieurs partenaires sont impliqués et que l’argent ne coule pas à flots en ces temps d’austérité.
«Longueuil n’est pas seule dans le projet Longue-Rive, mais ça avance, tout comme le pôle culturel à la Place Charles-LeMoyne. Québec a des enjeux budgétaires importants, mais les ministres Moreau et David nous envoient des signaux positifs pour le complexe culturel.»
La Ville compte aussi sur l’implication des autres paliers de gouvernement dans le domaine des transports collectifs. «Le transport en commun ne peut pas être juste l’affaire des municipalités. Nous, tout ce qu’on peut faire, c’est taxer les citoyens davantage. Il faut que ça devienne une priorité gouvernementale. Ce n’est pas vrai que le défi de la congestion, on va le régler sans investir dans le transport en commun. Mais je crois qu’avec les investissements annoncés dans les infrastructures et l’implication de la Caisse de dépôt, on est dans la bonne voie pour le SLR sur le nouveau pont.»
La dernière année n’a pas été facile pour la mairesse et son équipe: meurtre de Jenique Dalcourt, crise de l’eau, effondrement de la passerelle de Normandie, moratoire sur le développement près du Boisé Maricourt. Pour connaître les réactions de Caroline St-Hilaire, ne manquez pas notre dossier dans la prochaine édition du Courrier du Sud, mercredi prochain.
