ANIMAUX. Les pompiers du Service de sécurité incendie de l’Agglomération de Longueuil (SSIAL) a fait une macabre découverte, vendredi dernier, découvrant sept chats morts dans un congélateur d’une résidence de la rue Legault, à Longueuil.

Le propriétaire ayant été victime d’un AVC, il a averti le personnel infirmier, à sa sortie du coma, qu’il craignait pour l’état de santé de ses chats. Incapable de joindre un membre de sa famille, le personnel a contacté le Service de police de l’Agglomération de Longueuil (SPAL).

Les pompiers ont dû revêtir leur habit contre les matières dangereuses afin d’entrer dans la maison en raison de la forte concentration d’ammoniac produite par l’urine et les excréments de chats.

Appelés sur les lieux, les Services animaliers de la Rive-Sud (SARS) ont recueilli 59 chats, ce qui dépasse largement la limite de trois fixée par un règlement municipal. Des 52 retrouvés en vie, au moins 34 ont dû être euthanasiés pour des raisons médicales ou comportementales. Les 18 félins restants ont toujours une chance de s’en sortir, les techniciens du SARS étant à évaluer leur comportement.

«Certains sont encore contagieux et nous allons les réévaluer dans deux semaines; d’autres ont passé l’étape clinique, mais en sont toujours à l’évaluation comportementale», indique la directrice générale des SARS, Lucie Girard.

Un interdit d’habitation a été émis par le SSIAL jusqu’à ce que la résidence présente une salubrité acceptable.

29 autres chats

Deux jours plus tard, les services d’urgence ont été appelés à intervenir pour un autre problème de chats, cette fois sur la rue Donat.

Le SPAL a reçu un appel indiquant que les propriétaires de la résidence en question contrevenaient à un règlement municipal. Les policiers ont constaté à leur arrivée qu’une forte odeur d’ammoniac – encore une fois causée par l’urine de chats – émanait de la maison. Le SSIAL est arrivé en renfort pour fouiller les lieux.

Les pompiers ont dû utiliser un détecteur pour les produits chimiques et des masques pour entrer dans la résidence, où ils ont retrouvé une vingtaine de chats. La résidence n’a pas été jugée comme insalubre, mais les Services animaliers de la Rive-Sud ont néanmoins récupéré les animaux excédant la limite permise.

Presque 30 chats ont été retrouvés sur les lieux, dont cinq ont dû être euthanasiés. Parmi les 24 autres félins, huit sont des chatons naissants dont la mère n’était pas présente. Ils ont dû être jumelés à une autre mère, ce qui «semble marcher pour le moment», selon Mme Girard.

Outre les chatons, qui devront attendre d’être plus vieux, les chats devraient se trouver en adoption très prochainement.

Les propriétaires de la résidence se sont vus décerner un constat d’infraction en vertu de la réglementation municipale qui limite à trois le nombre de chats par unité d’habitation.