COURAGE. La vie nous réserve parfois des épreuves qui nous laissent sans mot. En novembre dernier, la famille d’Ulric Boucher a dû affronter la maladie de front. Le diagnostic d’un glioblastome de grade 4 chez le petit garçon de 10 ans est tombé, deux jours seulement après l’apparition des premiers signes de la maladie.

«Ulric semblait avoir une gastroentérite et, le lendemain, il voyait double, raconte sa mère, Annie Bahl. Ma mère, qui était infirmière, a cru bon l’emmener à l’hôpital sur-le-champ. Le médecin de l’hôpital Charles-LeMoyne nous a transférés à Sainte-Justine et, le soir même, nous savions qu’Ulric avait une tumeur au cerveau.»

Cinq jours après le diagnostic, une première biopsie a permis de constater l’ampleur de la maladie.

«Les deux semaines d’attente entre la biopsie et les résultats ont été les plus longues de toute ma vie, se remémore la Brossardoise. Il y avait deux options de cancer et, malheureusement, nous avons pigé le mauvais numéro. Quatre stades sont possibles dans l’évolution de la maladie et Ulric est au plus avancé.»

Toute la vie de la famille s’est écroulée depuis ce jour. Ulric a dû quitter l’école et subir des traitements sept jours par semaine durant six semaines. Son grand frère Liam, qui était un premier de classe, a vu ses notes chuter et Annie a dû accepter que son entreprise perde de la vitesse.

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La perte des cheveux et la prise de poids du garçon ont été très difficiles à accepter, autant pour Ulric que pour Annie.

«Quand tu rentres à l’hôpital Sainte-Justine et que tu vois des enfants sans cheveux, c’est troublant. Mais quand c’est ton fils qui perd ses cheveux, c’est comme si tu réalisais encore plus son état. Pour lui aussi, c’était difficile de se voir ainsi, mais par solidarité, son grand frère s’est fait raser les cheveux comme lui», raconte la mère.

Pour le moment, Ulric surprend les médecins parce qu’il est asymptomatique et retrouve lentement son énergie. Comme le garçon de 4e année ne subit pas de traitements pour le moment, il a repris l’école deux après-midi par semaine et a même pu retourner aux scouts.

Un été de répit

Mais autant pour la maladie d’Ulric que pour le stress que subit la famille, l’été sera une période sans travail et sans traitements.

Dès la fin des classes, Annie prendra congé du travail pour trois mois et la famille se permettra du bon temps en profitant de la nature au maximum, ce qui passionne Ulric.

«On partira au chalet de mon copain, et on va jardiner, jouer dehors. On s’accorde une période de repos pour profiter de la vie pendant qu’Ulric se porte bien», explique la mère.

En septembre, les médecins réévalueront l’état de santé du garçon et l’avenir dira ce qui s’en vient pour cette famille touchante et soudée comme jamais.